‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 174 sur 218 · Arch. M.-É., vol. 19, p. ool · texte numérisé non relu

Arch. M.-É., vol. 19, p. ool

DES HISSIONS-ÉTRANGÈRKS 503

Nous avons parlé des rentes royales et des dons ecclésiastiques ; étudions succinctement les contrats de fondala t ion qui ne manquent pas d'intérêt. Ils sont rédigés îi vec la plus stricte légalité et dénotent un esprit profonilénient chrétien ; les bienfaiteurs ne craignent pas d'exposer les motifs pieux qui excitent leur générosité. C est ainsi que dans le contrat de la fondation de sept bourses, faite par M. l'abbé de Pons, nous lisons cet édifiant exposé^ :

t< Touché de plus en plus du désir d'étendre le royaume (le Jésus-Christ par les mains des autres, de satisfaire à la justice de Dieu pour ses péchés par des aumônes vitilcs à la propagation de la Foi, de prévenir la perte de tant d'àmes qui périssent, faute d'ouvriers évangéliques qui leur annoncent les vérités du salut, et d'emp<^cher par ce moyen la grâce d'une bonne et sainte mort que l'on ne peut mériter, mais que Ton peut obtenir, voulant pour cet effet se dépouiller de son vivant d une partie de son bien, afin de pouvoir mourir plus pauvre à l'exemple de son cher Sauveur, M. l'abbé de Pons a résolu de fonder encore sept prêtres missionnaires, soit parce que le nombre étant joint à celui des cinq, qu'il a déjà fondés, fera le nombre de douze qui est celui des douze Apôtres, soit à cause que ce môme nombre de sept, considéré en particulier et pris séparément, lui a paru conforme au dessein qu'il a depuis longtemps de faire ([uelque fondation en l'honneur des sept paroles que Notrvfi-Seigneur Jésus-Christ a prononcées sur la croix. « II conjure le Sauveur de le regarder dans la personne de saint Jean l'Evangé liste comme un des enfants bienaimés de Marie, sa très sainte et très auguste Mère, et d'étendre cette adoption toute divine jusque sur ces pauvres infidèles. »

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