Parti pn
S. Du diocèse iii> Chiilons-sur-Siiûne actuclltuicnl d'Aiitiin, parti f IIU, mort le 1" mai ITH.
hlit avec les qualités morales et les vertus guerrières de SCS chefs.
Néez écoute, il examine ces renseignements et donne des ordres selon les circonstances.
A la mort de Mgr Guisain, il avait 43 ans; il était no à Verneuil ^ , en 1680, d'une famille de petits bourgeois; son père, cchevin de la ville, donna plusieurs fois dans cette >charge des preuves d'un caractère énergique et d'un jugement droit ; sa mère communiait chaque semaine, ce qui, en ce temps de rigorisme, laisse supposer une éminente piété ; deux de ses frères embrassèrent l'état ecclésiastique. Lé calme de sa parole, la gravité de son attitude, son application méthodique à 1 étude étonnaient ses camarades qui, avec un sourire railleur, caractérisaient ainsi ces qualités d'un âge plus mùr : « Tiens, disaient-ils en le voyant dans les rues de Verneuil, voilà le bonhomme Néez qui passe. »
Néez ne perdit jamais les qualités distinctives de son enfance et de sa jeunesse, il les développa, les perfectionna, leur donna plus de consistance et de solidité ; le bonhomme Néez devint un homme, maître de soi, alliant la modération à l'énergie, la franchise à une grande habileté pratique.
Il fut supérieur de la mission pendant 16 années, et ne fut nommé évêque de Céomanie et Vicaire apostolique du Tonkin occidental qu'en 1739.
Les Nouvelles Lettres édifiantes ^ ont rendu de lui ce témoignage :
« Il fut recommandable par sa science, son zèle, sa piété, sa prudence, sa fermeté et son désintéressement. 11 est, à juste titre, regardé comme un des principaux soutiens et des plus beaux ornements de la mission du