‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 186 sur 218 · i(L vol. 081, p · texte numérisé non relu

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r idolâtrie. Ce monument est la constitution Ex quo singtdari que nous vénérons et à laquelle, avec toute r effusion de notre cœur, nous promettons une entière obéissance par le serment que nous avons prêté selon la formule prescrite. Tous les ouvriers apostoliques, européens et indigènes, qui résident dans notre vicariat du Tonkin occidental, se joignent à nous pour vous remercier, vous bénir et vous obéir. Nous ne pouvons, Très Saint-Père, vous présenter un témoignage plus grand et plus vrai de notre piété filiale et du rcs- [)ect que nous avons pour la constitution. »

De Tchen-tou, chef-lieu de la province du Su-tchuen, de Martiliat écrivait le 13 juillet 1745 :

« La bulle Ex quo singulari a été reçue avec tout le respect qu'elle méritait et toute la joie que devait produire un décret qui coupe enfin toutes les branches de la superstition payenne, que Tignorance avait laissé mêlées parmi le culte du vray Dieu. Tous les missionnaires protestent d'une parfaite obéissance. »

Nous sortirions du cadre de cette histoire en examinant, chiffres en main, s'il est vrai, comme certains le disent ou récrivent, que, par suite de cette constitution, beaucoup de chrétiens apostasièrent. Qu'il nous soit néanmoins permis de nous étonner de trouver, dans des livres signés de noms catholiques, de telles assertions sans aucune preuve à l'appui. Est-ce pour l'honneur de ces chrétiens, ou des missionnaires qui les formèrent, ([ue l'on dit si haut leur apostasie? Est-ce par respect pour la vérité? mais dans ce cas, des faits et des chiffres seraient préférables à quelques phrases de rhétorique. De Martiliat, en Chine depuis quinze ans, parlait un autre langage ; il terminait la lettre dont nous venons de citer un extrait par ces paroles de témoin et d'évêque : « Je vous écris ceci. Messieurs, afin que vous n'ajoutiez pas foy ou que vous ne vous laissiez pas intimider aux

Pendant que se terminait la double question de l.« division de la Cocliinchinc et des Rites chinois, les diro» teurs du Séminaire, M. de Combes à leur tète, avaioni fait nommer des Vicaires apostoliques de la Sociétr m Tonkin, au Yun-nan, au Su-tchuen, à Siam et en ('" cliinchine.

Pour être ordinairement sans éclat, l'action du Séminaire n'en est pas moins considérable : telle une sourci cachée ranime la sève prête à se dessécher. La Sociét'* des Missions-Étrangères, créée pour organiser des égrlise> €t former un clergé indigène, a besoin d'évêques pour atteindre son but. En 1727, après la mort de Gicé, e\\r en comptait un seul : Tessier de Quéralay. Eu 1736, ellr n'en avait plus. 11 importait de remédier rapidement à ce malheureux état de choses. Les directeurs n'éponsTièrent aucune démarche, ils s'adressèrent au Pape et au roi, à la Propagande et aux ministres de Louis XV. LeurcfTorts furent longtemps sans aboutir ; après la mort de M, de Brisacier, de Combes les recommença avec plus d'activité. La Société n'avaitplusde procureurà Rome depuis le départ de Pierre Dosquet, nommé, en 1728, condjutcur de l'évoque de Québec, ce qui était une cause de retard dans les négociations. Le Séminaire, n'ayant per-

bruits qu'on pourra bien faire courir. Les constitutinL- - Ex illd die et Ex quo singulari, loin de nuire à : chrétienté de Chine , ce qui serait un blasphème à penM": ! lui font, au contraire, un très grandbien, et le plusgnu •' \ qu'elle pouvait espérer, qui est de la purifier de tant <1 superstitions; au lieu de demi-chrétiens, on verra de ^Tai* disciples de Jésus-Christ, qui se feront gloire de ne ri- <;onnaltre que lui pour Maître. »

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sonne, ni directeur, ni missionnaire, dont il put disposer pour cette fonction, choisit un Italien et le chargea de présenter les mémoires qu'il écrivait à la Propagande, de suivre les affaires engagées et d'en hâter la conclusion. Il sollicitait en même temps la nomination de quatre vicaires apostoliques : Néez au Tonkin, de Martiliat au Yun-nan et au Su-tchuen, de Lolière-Puycontat à Siam, Lefèvre en Cochinchine. Il commença par adresser à la Propagande des rapports sur la nécessité de nommer des évoques dans ces dilTérentes missions et des notes sur les candidats qu'il proposait.

Il disait de Néez ^ : « Nous supplions la Sacrée Cont;régation de ne plus différer de nommer M. Louis Néez évêque et Vicaire apostolique de la partie occidentale du Tonkin, il y a plus de vingt ans qu'il y exerce les fonctions de pro\âcaire apostolique, et qu'il s'en acquitte dignement, il est le plus ancien prêtre français de cette mission, il a l'estime et la confiance de son clergé. M. révoque de Nysse, ^ Vicaire apostolique de la partie orientale du Tonkin, a envoyé à la Sacrée Congrégation les témoignages les plus authentiques et les plus forts de son mérite et de sa bonne conduite. Le R. P. Hilaire, Visiteur apostolique du Tonkin, parle de lui avec estime et édification, approuvant la manière dont il se comporte. La Sacrée Congrégation elle-même a eu la bonté de nous faire savoir, lorsque Mgr le cardinal Rispali était secrétaire de la Propagande, que l'on aurait que des éloges à faire à M. Néez, pourvu qu'il se soumit à quelques règlements qui avaient été faits depuis peu sur la discipline envers les pécheurs publics et les apostats; c'est ce qu'il a fait sans hésiter un seul moment, s'étant toujours signalé par une parfaite soumission, en toutes choses et en toutes occasions,

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