Mort en
3. Les Bicntieureux Pierre Sanz, François Scrrano, Joachim Royo, Jean Alcob«^r, François Diaz mis à mort en 1747 et en 1748.
4. De Limoges, parti en 1742 pour le Su-tchuen, procureur à Rome en 1749.
5. Du diocèse de Lescar, en Bèam (actuellement Bayonne), bachelier en théologie de luni^ersité de Toulouse, mort le 10 octobre 1744.
était mort en 1744, se cachèrent d'abord dans les montagnes, et revinrent ensuite dans les WUes. Les fidèles ne savaient trop comment dissimuler leur présence aux nombreux espions qui rôdaient sans cesse autour de leurs asiles; ils finirent par leur conseiller de quitter momentanément la Chine et de se conserver pour un temps meilleur. De Verthamon nous a laissé dans son journal le tableau sommaire de ces heures de tristesse. Ces pages écrites au courant de la plume ont le triple caractère de simplicité, de vérité et de vie qu'on voudrait trouver dans tout document * :
« 2 Octobre 1746.
« Les chrétiens me rompent la tête avec leure conseils qui n'ont ni rime ni raison. J'aurais voulu leur écrire une lettre commune tant pour les encourager que pour les consoler et les animera rester fermes dans la foi; mais il me faudrait beaucoup de choses qui me manquent.
« J'ai écrit à M. André Ly pour le prier d'exhorter avec toute la force de son zèle ceux qu'il verrait, comme j'exhorte moi-même ceux qui viennent chez nous, à mettre leur confiance dans le Seigneur, à recourir à lui par de ferventes prières; surtout à faire pénitence de leurs péchés qui ont attiré tous ces fléaux, à se fortifier par la réception des sacrements, àfléchir parleui*s larmes, leurs jeûnes, leurs aumônes et autres bonnes œuvres, la colère divine.
« Le bon Dieu veuille que mes paroles les touchent, et que je pratique moi-même mieux que je ne fais ce que j'enseigne aux autres. Parmi toutes ces agitations, et les craintes que je ne puis m'empêcher d'avoir pour la mission, n'attendant que le moment d'être pris, le bon Dieu me fait la grâce d'être très content de mon état et