‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 198 sur 218 · Arch. M.-E., \ol. 687, p · texte numérisé non relu

Arch. M.-E., \ol. 687, p

DES HISSIONS-ÉTRAMGÈRES 577

respects au seigneur Père. J'apprends que le seigneur ï*ère, par compassion pour son petit-fils, prie continuellement Dieu pour moi, je lui en ai de grandes obligations. Je prie le seigneur Père de continuer toujours à se souvenir ainsi de moi, afin que je puisse recevoir Taumône de la vertu du seigneur Père. Je le salue très humblement. »

L'année suivante, le sixième frère du roi fit appeler un prêtre pour administrer les derniers sacrements à sa femme mourante, chrétienne depuis longtemps ; il consentit même à régulariser la situation de l'infortunée qui, par faiblesse, avait consenti à vivre en païenne avec un époux païen. A cette occasion, il entra en relations avec le Vicaire apostolique. Accompagnant un jour le cortège royal qui passait près de la demeure cpiscopale, il le quitta furtivement et vint saluer Mgr Néez, il se prosterna quatre fois devant lui, le front contre terre, au grand étonnement des assistants, puis examina attentivement Tévêque, récemment frappé de paralysie, et promit de lui envoyer des remèdes et de faire construire un nouveau collège. Il n'eut pas le temps de réaliser ces intentions charitables . A peine était-il de retour chez lui qu41 tomba dangereusement malade, aussitôt il demanda le baptême, et le reçut avec des sentiments d'une vive foi * :

« On rapporte que pendant les quatre joure qui s'écoulèrent de son baptême à sa mort, il était d'une galté admirable malgré sa souffrance, il ne s'entretenait que du bonheur des saints dans le ciel, et disait que si le Seigneur lui faisait la grâce de revenir à la santé, il se croyait assez de force pour ne plus rougir du saint nom de Dieu. »

La Providence ne mit pas sa bonne volonté à l'épreuve

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