Arch. M.-É. Vol. 688, p
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et elle l'enleva du inonde païen quiTeût peut-être ^epri^. récompensant ainsi une charité déjà longue envers le^: missionnaires.
Un autre frère du roi avait eu tous ses enfants baptisés, et désirait vivement voir Mgr Néez; ayant appris qu'il venait d'arriver dans un village voisin de Ha-n^'à. il y courut, s'entretint avec lui pendant trois heures. »^l ne le quitta qu'à regret en protestant du plaisir qu'il aurait à le revoir, puis, au sortir de cette entrevue, il lui envoya des présents. Un oncle du Chua, baptisé dans^a jeunesse, et trop longtemps oublieux de ses devoirs, fil ramené par les exhortations de Néez à la pratique de h religion.
On comprend que ces nombreuses relations du Vîcainapostolique et de ses missionnaires avec des princes dn sang leur aient permis de jouir d'une tranquillité relative. Sans doute, les princes annamites, qui n^ont aucune part dans le gouvernement et ne remplissent aucuno charge publique, ne pouvaient arrêter un édit de persécution ou empêcher une exécution capitale lorsque h sentence était portée ; mais ils avaient sur les mandarin>. préfets et sous-préfets, une certaine action due à leur fortune et à leur situation, ils pouvaient aisément les faire consentir à modérer leurs perquisitions, à changer le sens de leurs rapports, à traiter les chrétiens avec bienveillance. On ne saurait cependant comparer rinfluence qu'ils avaient et l'appui qu'ils donnaient à rinfluence el aux services des princes en Europe ; c'était la réfleîdon de Néez, et elle est très juste * :
« Lorsqu'on lira en Europe qu'un neveu du roi régnant a été baptisé, que son père qui est le propre frère du roi est fort affectionné à la religion et aime les missionnaires, que Tonclc maternel du Chua du Tonkin envoie cher-