‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 25 sur 218 · Arcb. des M.-Ë., irol. 135, p. 22t · texte numérisé non relu

Arcb. des M.-Ë., irol. 135, p. 22t

Et pour mieux les disposer à l'abstinence, Mgr Fallu leur fait une conférence sur la parole de Notre-Seigneur : u Nolite solliciti esse, dicentes : quid manducabimus. »

Pendant ces haltes, ils distribuent des remèdes aux malades de leur caravane et des caravanes qu'ils rencontrent. Cette charité scientifique leur attire l'estime et le respect, outre qu'elle peut les aider à gagner les âmes ; aussi recommandent-ils instamment à leurs successeurs « d'avoir la pratique de quelques compositions » ; il n'est pas nécessaire « qu'ils soient fort habiles en médecine, mais il faut qu'ils sachent bien faire valoir leurs drogues et vanter leurs remèdes ^ . »

« Nous avons un médecin et chirurgien d'un ou de deux mois, qui est incomparable et qui est écouté comme un oracle. »

Entre temps, ils rédigent leur journal de voyage, indiquent la longueur et les incidents de l'étape parcourue, les ruines aperçues, les légendes et les traditions que leur racontent leurs compagnons.

Sur la route d'Alep à Bagdad, ils visitent le tombeau de saint Jacques de Nisibe et admirent le mont Massis, plus connu sous le nom de mont Ararat.

Mossoul, avec ses murs en terre et ses petits fossés, leur inspire cette mélancolique réflexion « que les objets que nous voyons dans le lointain diminuent comme les ombres, à proportion qu'on s'en approche. »

La description de Bagdad est bientôt faite. La cité d'Abou-Giafar-al-Mansour n'offrait plus que les débris de la splendeur dont Ta ornée le poète des Mille et une Nuits; on eût dit une reine tombée en esclavage, ne gardant, de la brillante parure des beaux jours, que les oripeaux d'une mendiante.

Bagdad « peut égaler en grandeur la ville d'Orléans,

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