‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 36 sur 218 · iiislrucliones, etc., ch. I, p · texte numérisé non relu

iiislrucliones, etc., ch. I, p

peu à peu il omet ses exercices accoutumés, Toraison, rexameu particulier, il oublie le recueillement; toujoure distrait par les choses extérieures, plus attentif aux autres qu'à lui-môme, il en arrive à s'abandonner entièrement; de telle sorte que, privé des secours abondants de la grâce et du Saint-Esprit, il se laisse percer par les traits de la vaine gloire ; il se livre à ce qu'il croit de grandes choses, méprise les petites, secoue le joug de l'obéissance et afTecte de ne se consacrer qu'à des entreprises héroïques. La conséquence est facile à prévoir : il sera bientôt accablé par une foule de chagrins, tombera dans de nombreuses fautes et des péchés multiples.

Sur Tàvarice, on donne ce conseil que les besoins des missions et la pénurie des ressources rendent facile à suivre :

« Ayant la nourriture et le vêtement, soyons contents ; gardois la propreté dans les habits, mais évitons le luxe. Que le missionnaire ne montre pas dans ses meubles les recherches mondaines, ni la belle architecture dans sa maison, qu'il observe la simplicité chrétienne et la pauvreté riche de mérites pour le ciel. S'il ne manque de rien et qu'on lui apparia des aumônes, il doit les distribuer aux indigents; enfin, selon les temps et les lieux, il pourra déposer, chez des chrétiens honnêtes, l'argent dont il dispose, pour le faire ser>'ir uniquement aux nécessités des Missions. Ainsi, exempt du soin des choses terrestres, tout entier à Dieu, il se livrera complètement aux fonctions du saint ministère et à l'extension de la gloire du divin Maître. »

Ce premier chapitre se termine par l'indication des moyens qui facilitent la victoire sur les tentations : la prièf e et l'oraison .

Dans le chapitre second^, les Vicaires apostoliques

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