Instrucliones, etc., ch. 2, p
examinent quelle préparation doit précéderla prédication de l'Évangile : d'abord faire une retraite, jeûner et prier plus que de coutume, lutter contre ses défauts et contre le démon sous toutes ses formes, bien connaître l'état de la mission, étudier la langue et la bien parler :
« Dieu n'envoya ses Apôtres pour prêcher par toute la terre qu'après les avoir doués du don des langues. Ainsi le missionnaire, qui veut remplir le ministère apostolique, doit nécessairement se vouer à l'étude des langues; car Dieu a sagement prévu les moyens de propager la foi. La foi, en effet, vient de l'entendement, et l'entendement se produit par la parole du Christ. Ainsi quelque pénible que soit l'étude des langues, le missionnaire doit l'entreprendre avec ardeur, sans relâche, sans se laisser troubler par l'exemple de ceux qui, vaincus par les difficultés, demeurent comme des ouvriers inutiles au milieu de la moisson. »
Le chapitre troisième ^ traite de l'usage des moyens humains dans le saint ministère ; il défend le commerce, indigne de tout prêtre , plus indigne encore d'un homme apostolique ; l'emploi de la force plus nuisible qu'utile pour la conversion des âmes; l'étude des arts et des sciences, quand ils font oublier à l'ouvrier évangélique que son premier devoir est de prêcher; et si « parfois la mission parait souffrir de ce que l'on ne se sert pas des moyens j^urement humains, ne pas succomber à la tentation d'en user, ne pas se désespérer, bénir ceux qui maudissent, aimer ceux qui persécutent et tout attendre de la justice et de la bonté de Dieu. » Les cinq chapitrer suivants * expliquent quels doivent être les enseignements des missionnaires aux païens, enseignements par le bon exemple qui édifie, par la