inslruclioneSy etc., p. 214 et suiTantes
• ' .*' qu'ils réciteront sera approuvé par la Sacrée Congrégation •^ •-'•'-'* ou par Févêque. Selon la parole de l'Apôtre qui :'•-' ordonne des oraisons, des supplications, des prières,
des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et ceux qui sont constitués en dignité ^ , ils avertiront les fidèles, les dimanches et fêtes, de réciter, avant de se retirer de Téglise, trois fois TOraison Dominicale et la Salutation Angélique pour la propagation de la foi et l'extension de TEglise ; pour le Souverain Pontife romain, Tévêque et les autres pasteurs des âmes ; pour les princes et les magistrats; pour les pécheurs, afin qu'ils obtiennent de Dieu leur pardon, et que, détournés du mauvais chemin, ils marchent dans la voie du Seigneur ; pour les hérétiques, afin qu'ils obéissent à l'Eglise catholique; pour les infidèles, afin qu'ils abandonnent l'erreur et s'attachent à la foi de Jésus-Christ; pour les défunts et spécialement pour ceux qui reposent dans leur église, afin qu'ils soient délivrés des peines du purgatoire ; pour la prospérité des nations et la préservation de tout malheur.
« De plus, afin de nourrir les âmes des fidèles, ils leur feront une pieuse lecture prescrite par le Vicaire apostolique, soit sur les principes de la foi, soit sur les autres choses nécessaires au salut.
<( Ils les avertiront aussi des fêtes, des jeûnes et des vigiles qui pourraient se rencontrer dans la semaine, et de ce qu'ils doivent faire pour accomplir les préceptes de la religion chrétienne.
« Ils annonceront les mariages et rechercheront les empêchements qui pourraient exister.
« Ils publieront aussi les ordres des évêques, et donneront les avis nécessités par les circonstances. Toutes ces choses se feront le matin.
\ , I" épltre à Timothée, chap. 2, vers. 1 et 2.
« Dans Taprès-midî, s'il se peut, ils réuniront de nouveau les fidèles pour réciter des prières, faire l'examen de conscience et la prière du soir.
« Ils devront surtout avoir soin de baptiser les petits enfants et les adultes qui demandent le baptême et se trouvent en danger de mort.
« Ils prendront un soin particulier des malades, assisteront charitablement les mourants, enseveliront les morts et les recommanderont aux prières de la paroisse ; c'est alors qu'ils s'efforceront d'inculquer la dévotion des âmes du Purgatoire, afin d'enlever par là tout prétexte aux païens de calomnier la religion, en prétendant qu'eux seuls rendent un culte solennel aux ancêtres.
« Ils enseigneront la religion catholique et la piété aux enfants selon le mode et l'usage prescrits, persuadés que l'œuvre de l'éducation de la jeunesse est des plus importantes.
« Ils prendront sous leur protection les orphelins, les veuves chrétiennes et même les veuves païennes.
« Ils ne se mêleront jamais aux procès des chrétiens, pour décider les questions; ils prendront cependant toutes les mesures de prudence utiles à la paix.
« Les mariages seront célébrés devant eux et devant deux témoins qu'ils s'adjoindront.
« Et, afin que les choses saintes se traitent saintement, il leur sera prescrit des règles pour le baptême des enfants et des adultes, pour l'assistance des mourants, pour la sépulture des morts, pour les funérailles, pour la recommandation des défunts, pour la proclamation des bans, pour la célébration des mariages et tout ce qui les concerne, selon les lois de l'Église.
« Ils auront aussi un ouvrage renfermant les raisons qui ont autorisé chaque fête de l'Église, et les prières particulières à ces fêtes.
« Ils auront un livre d'exhortations sur les principaux
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points de la religion chrétienne, sur les péchés capitaux^ sur les conseils évangéliques et sur les quatre fins dernières.
<c Ils auront, dans leur maison, le calendrier des fêtes composé par les missionnaires.
« Ils tiendront en ordre les registres des baptêmes, des confirmations, des morts et des mariages, et les conserveront dans leur maison ou dans une maison voisine,, s'il y a plus de sûreté.
« Si ces chefs de chrétientés ne peuvent suffire à tous ces besoins, les missionnaires leur donneront des aides. Ainsi: premièrement, pour instruire les procès des fidèles, on désignera deux ou trois personnes notables qui engageront les plaideurs, avant déporter leurs différends au magistrat, à s'en remettre à leurs avis paternels, et à se réconcilier par de mutuelles concessions. Mais afin de ne pas donner d'ombrage aux païens, ces arbitres éviteront de paraître vouloir dresser un nouveau genre de tribunaux.
« Deuxièmement, il sera nécessaire de former des maîtres d'école chrétiens, qui donneront à la jeunesse catholique et môme païenne, un enseignement en rapport avec les coutumes du pays, essaieront de se concilier la bienveillance des indigènes et répandront partout la renommée de notre sainte religion ; ils élèveront les enfants chrétiens dans tous les devoirs de la charité.
« Il faudra aussi choisir des femmes chrétiennes pieuses, pour exercer les fonctions de sage-femme, afin qu'elles ne laissent mourir sans baptême aucun enfant, même né de parents païens. Enfin, ces chefs enverront fréquemment des récits détaillés de l'état de la religion dans les paroisses qui leur auront été confiées. »
A ces avis succédèrent d'importants conseils adresses aux catéchistes ^ . Les catéchistes sont tour à tour