‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 41 sur 218 · Arcb. des M.-É., yoI. 201, p · texte numérisé non relu

Arcb. des M.-É., yoI. 201, p

vœux, c'est-à-dire le détachement complet de Tâme et de ses puissances, le renoncement absolu à leur libre usage ainsi qu'à toute jouissance qui peut venir d'une chose créée ou même des dons célestes, enfin et en tant qu'il nous sera donné d'En-Haut, une soumission entière à l'inspiration et à la direction du Saint-Esprit. Nous vouons également une obéissance complète au Pontife romain, que nous reconnaissons comme le seul Vicaire du Christ sur la terre, de telle sorte que nous sommes prêts à lui obéir et à aller partout où il voudra, et de la manière qu'il lui plaira, pour gagner des âmes à Dieu et propager la foi chrétienne. Nous j^romettons en outre de ne rechercher aucun bénéfice, aucune prélature, aucun office de quelque genre qu'il soit, directement ou indirectement, ni d'en accepter aucun, même s'il nous est offert, avant d'avoir consulté notre Supérieur et d'avoir obtenu sa permission. Nous promettons toutes ces choses de la façon dont elles sont expliquées plus longuement dans les règlements ^ . »

Ces vœux ne satisfirent pas encore de la Motte Lambert, la logique de son esprit ne savait pas s'arrêter à michemin dans le service de Dieu, il voulut ajouter les promesses de faire trois heures d'oraison chaque jour, déjeuner pendant toute la vie, tous les jours, même le dimanche, de s'abstenir de vin excepté aux fêtes de Pâques, de Noël, de la Pentecôte et pendant les voyages, de ne prendre aucun remède et de toujours coucher sur la dure. Il donnait d'un mot la raison de ces austérités extraordinaires, rendues plus pénibles par les travaux d'évangélisation : •

« Je considère que nous sommes dans nos missions au premier siècle du christianisme, que nous devons faire revivre la pureté de vie qu'on admirait dans l'Église

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