‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 59 sur 218 · Arch. M.-É., vol. 68, p · texte numérisé non relu

Arch. M.-É., vol. 68, p

nés, et en 1672, la flotte française s'empara de San- Thomé, de TUe du Soleil et de Tlle Caron dans la baie de Coteary; en 1673, Bourreau-Deslandes fonda Chandepnagor; en 1674, Martin fonda Pondichéry. Plus tard, en 1686 et les années suivantes, la France envoya des troupes à Siam. C'était raccomplissement d'une partie des projets de l'évêque.

ly

La mort de M. de Meur, le premier supérieur du Séminaire, attrista le séjour à Paris de Mgr Pallu, mais, en même temps, elle l'édifia profondément. Appartenant à une Société dont les membres quittaient leur famille et leur patrie pour aller jusqu'aux extrémités du monde convertir des infidèles, placé à la tête du Séminaire des Missions, chargé du grand devoir de préparer des apôtres, de Meur fut jusqu'à son dernier jour, par son zèle, son dévouement, son amour des âmes, un exemple vivant des vertus qu'on était en droit d'attendre d'un homme occupant cette situation. 11 était parti au mois de mai 1668 pour prêcher une mission à Vieux-Château en Brie, dont était seigneur une bienfaitrice du Séminaire, Madame d'Aligre. En arrivant dans le village, il se sentit très faible; il commença néanmoins ses prédications; ses forces trahirent son courage, et il tomba gravement malade.

Il témoigna une joie extrême d'être près de la mort et il voulut, raconte son biographe^, qu'on « récitât le Te Deum pour remercier Dieu. Il serait difficile de bien exprimer les sentiments chrétiens de ce vertueux prêtre pendant qu'il fut alité, et jusqu'à ses derniers moments, son amour pour les souffrances, sa soumission à la

Page 1