‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 60 sur 218 · M. de Meur, etc., p · texte numérisé non relu

M. de Meur, etc., p

volonté divine, son humilité, sa patience et son déta* chement de toutes les choses de la terre. Il ne parla ni de sa famille, ni de son pays, s'occupant uniquement de Dieu et de l'éternité. Pendant deux jours, il se trouva tourmenté de grandes peines intérieures, mais bientôt le calme succéda à Torage. Son espérance se ranima plus vive, sa confiance en Jésus-Christ et en la Sainte Vierge lui rendit la paix ; il disait que Marie était sa bonne Mère et sa Maîtresse, qu'elle l'avait conduit et qu'il lui devait le peu de bien qu'il avait fait. Sa communion en viatique fut accompagnée des marques de la contrition la plus sincère et d'une fer\'eur admirable. Le dernier jour de sa maladie, il perdit assez souvent la connaissance, mais elle lui revenait promptement, et malgré son accablement extrême, il conservait toute sa présence d'esprit pour les choses de Dieu. Lorsqu'il fut près de sa fin, on lui lut la Passion de Jésus-Christ, et comme on finissait cette lecture, il s'endormit dans la paix du Seigneur. »

C'était le mardi, 26 juin 1668. De Meur n'avait pas encore 49 ans. Comme son saint ami le P. Maunoir, le missionnaire avait spécifié qu'au lieu où Tarbre tomberait, il resterait, il fut donc enterré dans le cimetière de Vieux- Château. Les directeurs du Séminaire ne pouvaient renoncer entièrement à la possession de ces restes vénérés ; ils transportèrent sou cœur dans leur maison; et, en 1683, le déposèrent, dans la crypte de Téglise, sous une plaque de marbre, portant cette inscription :

« Domini Vincentii de Meur cor plané apostolicum * » pieux mémento qui renferme dans sa concision le plus éloquent panégyrique du premier supérieur du Séminaire des Missions-Etrangères.

Cette moi*t était d'autant plus sensible qu'entre Mgr

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