‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 68 sur 218 · La lettre est du 10 février · texte numérisé non relu

La lettre est du 10 février

les dettes, qu'on y a ci-devant contractées, et leur donner le moyen d'acheter à temps des marchandises pour les envoyer dans les missions ordinaires ^ . »

Le sort des Français dans les Indes éveille son attention; il cherche le moyen de les rendre indépendants des Portugais, temporellement et spirituellement. Temporellemeut, ils seraient soumis aux chefs des comptoirs de la Compagnie française ; et afin de pourvoir à leurs besoins spirituels, on étal^lirait des chapelains dans les factoreries.

«Comme il est très important, écrivait-il*, que les nations de l'Europe n'aient aucune dépendance les unes des autres, non seulement pour le temporel, mais aussi pour le spirituel, dans les terres qui sont de la domination des princes infidèles, où tous les étrangers sont également libres, le roi de France ayant permis à ses sujets d'établir une Compagnie pour aller négocier dans les Indes, où ils ont déjà plusieurs loges ou comptoirs, et sachant que les évoques des Indes, qui sont de la nomination du roi de Portugal, et les inquisiteurs qui ont leur tribunal à Goa, prétendent avoir juridiction sur tous ces lieux, ayant même en quelques endroits, ceuxlà des églises et des vicaires, et ceux-ci des commissaires, qui les reconnaissent et qui leur sont soumis; le roi, dis-je, suppliera Sa Sainteté d'ordonner que les chapelains, soit religieux, soit ecclésiastiques, dont on aura soin, que tous les loges et les comptoirs des Français soient toujours bien pouniis, aient toute l'autorité elles moyens nécessaires pour dire la sainte messe, prêcher, catéchiser, administrer les sacrements, en un mot pour faire toutes les fonctions parochiales à l'égard des Français qui se trouveront sur les lieux, engagés au ser-

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