‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 79 sur 218 · I. -UtL. iJi'S nef:., ïol. 129, p. l'Je · texte numérisé non relu

I. -UtL. iJi'S nef:., ïol. 129, p. l'Je

c Les dernières nouvelles secrètes de Rome, écrivait Fermanel, portentque les Portugais ontoffert tout récemment au Pape de reconnaître les Vicaires apostoliques dans la Chine et autres lieux, et de s'y soumettre absolument, quant au spirituel, pour obéir au Saint-Siège» pourvu que l'on n'envoie plus en ces pays d'évèques et de missionnaires tirés de France; parce que, disent-ils, il est à craindre que comme ces derniers ont plus converti de monde que les autres missionnaires, ceux qui sont déjà chrétiens ou qui le deviendront dans la suite par leur moyen, ne s'attachent trop à eux, et n'éloignent enfin peu à peu de leurs ports et de leur trafic les marchands des autres pays d'Europe, pour rendre les Français seuls maîtres du négoce, par la liaison étroite qui se forme nécessairement entre ceux qui embrassent la foi catholique et ceux qui la leur annoncent * . »

Mgr Lamego avait présenté plusieurs mémoires à la Propagande. Le plus important renfermait 19 chapitres et plusieure centaines de pages ; il reprenait par le début la question du patronage du Portugal; il fut remis à Mgr Pallu, qui y répondit point par point, avec le calme et la hauteur de vues qui caractérisaient la nature de son esprit.

Ce que nous avons dit dans notre premier chapitre de la question du patronage portugais, nous dispense d'y insister; il nous suffit de constater que le Portugal fut encore une fois débouté de ses demandes.

Pallu profita de son séjour à Rome, pour présenter à la Propagande son projet sur l'administration des Missions

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