‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 80 sur 218 · Arch. des M.-È., vol. 7, p · texte numérisé non relu

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DES XJSSIONS-ÉTRANGÈRES 239

par les évêques indigènes sous Tautorité de plusieurs Vicaires apostoliques, qui eux-mêmes seraient soumis à des administrateurs généraux. La création des évêques était et est encore la conséquence de la formation du clergé indigène à laquelle se consacraient avec tant d'énergie au Tonkin, en Cochinchine et à Siam, les prêtres de la Société des Missions-Etrangères.

Dans ce plan, comme dans plusieurs autres, on sent que Mgr Fallu a étudié l'état de l'Église aux premiers siècles, qu'il s'est rendu compte de la constitution des diocèses dans les pays qu'il a parcourus, aussi leur emprunte-t-il un certain nombre d'idées pratiques, en y apportant les modifications réclamées par une contrée, dont la civilisation était différente et la population plus compacte.

La nomination des évêques indigènes, en théorie fort bonne, et aujourd'hui comme alors très désirable, mais rendue très difficile par des obstacles, dont l'expérience seule pouvait faire sentir la grandeur, était le premier objet de ses demandes. Elle était entourée de précieuses garanties, aussi bien que l'exercice de la juridiction épiscopale.

« L'érection de ces évêques naturels, disait-il ^, est le plus grand avantage que puissent recevoir ces missions, principalement pour donner le moyen de fortifier les néophytes dans la foi par le sacrement de confirmation, et pour accréditer d'autant plus les Vicaires apostoliques, tant auprès des catéchistes, lesquels, par ce motif, seront plus animés pour faire leur devoir et à se rendre capables de l'état ecclésiastique comme aussi près du peuple et même auprès des infidèles, lescpiels verront par là, l'estime que l'on fait de ceux de leur nation, outre cpie cela aidera à ôter les ombrages et les soupçons que les princes et leurs ministres peuvent avoir que les missionnaires,

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