‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 8 sur 218 · Aotuellement, rue Cujas · texte numérisé non relu

Aotuellement, rue Cujas

8. THIe» sont les indications qui ressortent des pièces diverses, lettres ou mémoires, sur rétablissement et le fonc lionne ment de cette association, semblable d'ailleurs à un grand nombre d'autres de cette époque.

14 HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA S(Kltj£

œuvre que leur sanctification personnelle. La réponse eût été vraie, mais en accomplissant ainsi, avec assiduité^ tous les devoirs de la vie chrétienne, sans intention de se préparer à rien de précis et de déterminé, ils étaient prêtai it tout; et Dieu avait marqué plusieurs d'entre eux d'un signe encore caché de prédestination et de grandeur, qui bientôt allait devenir visible. Dans la visite qu'il leur fît rue Copeaux, le P. de Rhodes leurexposa les besoins des Missions de TExtrême-Orient et les désirs du Souverain Pontife.

On ne suit pas Faction de la grâce de Dieu comme on suit les actes d'un homme. Que se passa-t-îl dans Tâme de ces jeunes gens? Aucun d'eux ne nous Ta raconté, les résultats seuls nous le révèlent, mais ils le révèlent clairement. Vivement émus des paroles du vénérable religieux, quelques-uns se demandèrent si Dieu ne les appelait pas à être les instruments du Saint-Siège dans l'œuvre d'évangélisation et de constitution des églises, hautement proclamée nécessaire. Après plusieurs jours de réflexion, ils résolurent de se consacrer aux Missions, non pas, personne ne le peut soupçonner, que la dignité d'évôque en pays infidèles et souvent persécutés eût un éclat capable d'exciter des ambitions humaines, mais parce qu'ils voyaient une grande œuvre à accomplir, et que l*Esprit-Saint leur mettait au cœur assez de générosité pour la tenter.

Cette inspiration n'étonnera aucun de ceux qui ont quelque idée du gouvernement de la Providence dans les choses humaines. Pour fonder le grand ordre franciscain. Dieu appela le fils d'un marchand d'Assise; pour établir la Compagnie de Jésus, il prit un soldat; pour constituer la Société des Missions-Etrangères, il choisit de jeunes prêtres inconnus; Tinstrument lui importe peu, il saura toujours s'en servir pour façonner l'œuvre qu'il a conçue. Rapidement, François d'Assise et Ignace de

Loyola forment leurs résolutions; ces jeunes prêtres agrissent de même. Mais, hérissée de difficultés et d'obstacles, la réalisation de leur projet fut plus lente et s'opéra d'une manière tout autre que celle qui marque ordinairement la naissance des Congrégations.

La Propagande fut aussitôt prévenue des dispositions des prêtres français et les fit connaître au Souverain Pontife. Innocent X ordonna à Mgr Bagni, Nonce à Paris, de choisir parmi eux les trois ecclésiastiques qu'il jugerait les plus dignes de TÉpiscopat. Le choix du Nonce tomba sur M. Fallu, chanoine de Saint-Martin de Tours, sur M. de Laval, ancien archidiacre d'Evreux, et sur M. Pique, prêtre pieux et savant.

Il restait maintenant à trouver les ressources nécessaires à la fondation des trois Evôchés, dont le revenu annuel avait été fixé pour chacun à six cents francs. Cette $onin)e fut facilement recueillie ; au premier rang des bienfaiteurs, les annalistes de l'époque enregistrent Madame la duchesse d'Aiguillon, cette nièce de Richelieu, qui ne fut étrangère à aucune bonne œuvre et soutint celle-ci de son or et de son crédit.

L'entreprise offrait donc toutes les chances de succès, lorsque des oppositions se déclarèrent. La lutte imprime aux œu>Tes divines le cachet qui les distingue des œuvres du monde. L'opposition la plus retoutable vint du Portugal. Ce petit pays, si grand par son histoire, avait été pendant longtemps le bras droit de l'Eglise dans les Indes. Pour récompenser les rois portugais des ser>'ices rendus à la religion, les Souverains Pontifes leur avaient accordé de nombreuses faveurs temporelles et spirituelles, dont l'ensemble constituait ce qu'on a appelé le Patronage du Portugal.

Ce patronage qui se dresse en face des projets de Rome, retardera de plusieurs années la fondation de la Société des Missions-Etrangères; plus tard, il sera l'arme la plus

16 HISTOmi: GÉNÉR.\LE DE LA SOCIÉTÉ

fréquemment dirigée contre ses évoques et ses missionnaires, il est donc indispensable de Texposer immédiatement, au moins dans ses grandes lignes.

Le Pape Martin V, le premier, concéda à la couronne de Portugal des droits pai'ticuliers, en lui faisant donation de toutes les terres situées entre le cap Bojador et les Indes orientales, puis furent publiées les constitutions de Nicolas V, de Calixte III et enlin celle d'Alexandre VI, Dans cette dernière Bulle, du 14 mai 1493, le Pape, traçant une ligne fictive d'un pôle à Tautre, à cent lieues des Açores et du Cap- Vert, attribuait à l'Espagne tous les pays découverts ou à découvrir situés à Touest de cette ligne, et donnait au roi de Portugal toutes les contrées de Test.

Mais cette donation était faite sous la condition formelle, d'en user uniquement pour la gloire de Dieu et dans rintérôt des âmes. Le texte de la bulle est précis :

*< Nous vous ordonnons, au nom de la sainte obéissance, d'envoyer dans les terres fermes et dans les îles mentionnées, des hommes probes, craignant Dieu, habiles et capables d'instruire les habitants desdits lieux dans la foi catholique et les bonnes mœurs. »

Les bulles de Léon X (1314 et 1316), de Paul III (1339), de Paul IV (1333), de Grégoire XIII (1373), de Paul V (1616) accordèrent au Poiiugal le droit de présentation aux évôchés et aux bénéfices dans les pays conquis et à conquérir sur les infidèles. Dans plusieurs autres constitutions, les Souverains Pontifes ordonnèrent à tous les missionnaires de se rendre aux Indes par le Portugal, c'était les obliger à prendre une sorte à^exeqitatur à la cour de Lisbonne ^ .

1. Bullarum CoUeclio quibus Serenissimis LHSitaniWy Algarbiornmque RegiOus, elc, etc., jus Patvonatus a Siimmis Ponli/ivibus liberaliter concedititr.

Peu à peu ce patronage pesa lourdement sur Rome qui essaya plusieurs fois de s'y soustraire ou de le réduire à sa juste valeur; en 1634, la Propagande affirma qu'il valait mieux envoyer les Evoques au Japon par la Perse et la Syrie, même à grands frais, que de les embarquer gratuitement sur les vaisseaux portugais. Par un décret du 9 février 1634, en réponse à des prétentions de Philippe IV d'Espagne, analogues à celles du Portugal, elle ne craignit pas de dire que le Pape n'avait conclu aucun contrat avec le roi, mais lui avait seulement accordé des privilèges.

D'ailleurs, môme en admettant Tcxistence d'un contrat,,sur quoi, en 1633, le Portugal s'appuyait-il pour en réclamer l'exécution ?

Ses droits ne lui avaient été accordés que sous la condition absolue de doter les Eglises, de secourir les Évoques, d'envoyer des missionnaires, c'est-à-dired'aider par tous les moyens à Févangélisation des infidèles. S'il avait rempli d'abord avec zèle ces prescriptions, depuis longtemps il ne le faisait plus, et n'avait point assez de puissance et de richesses pour le faire.

Son magnifique empire colonial, conquis par Vasco de Gama, Cabrai, Almeida, Albuquerque, s'en allait par lambeaux aux mains des Anglais et des Hollandais. Dépourvu d'hommes et d'argent, il laissait les églises sans évêques, et sans ressources les prêtres qui passaient ou Asie.

On pouvait, on devait donc considérer le Portugal comme déchu de sespréi*ogatives. Mais le roi, les hommes d'Etat et le clergé portugais regimbaient contre cette conclusion légitime de la situation abaissée de leur pays ; ils voulaient garder tous leurs droits de patronage et ne .s'inquicHaient pas de savoir si cette prétention était fatale il la religion catholique; ils s'accrochaient à tous les prétextes, comme des naufragés aux débris de leurs

MlSSIOKS-éTIlANGF^nES. ^ i. 2

navires, et employaient les bulles des Papes comme une dernière planche de salut.

En réalité, le Portugal se servait du catholicisme pour essayer de conserver ses conquêtes ; il regardait comme gagnées à son influence, toutes les contrées converties par les missionnaires, et dans celles qu'il ne pouvait évangéliser, ni conquérir, il ne voulait pas de prêtres d'une autre nation. On ne saurait pousser plus loin Tambition stérile et Tabsurdité de Tégoïsme.

En apprenant la nomination des Évêques français, il redouta de voir la France s'introduire à leur suite en Extrême-Orient, lui enlever les débris de ses colonies, détruire le reste de son influence et ruiner son commerce.

L'intérêt supérieur des âmes et de la Foi n'entra pas dans ses calculs; Faveuglemcnt était complet, dénotant une singulière dépression des sentiments chrétiens. Rome connaissait de longue date le mobile secret de cette opposition ; elle ne pouvait ni ne voulait brusquement le dévoiler ou le dédaigner; son cœur et sa raison l'en empêchaient; outre qu'elle conservait une affection mêlée de gratitude au pays qui lui avait rendu de nombreux services, elle craignait l'arrestation et l'emprisonnement des missionnaires français dont la menaçait l'ambassadeur portugais.

Cette malheureuse intervention ne tarda pas à être connue en France, elle y suscita une vive émotion parmi les hommes religieux et provoqua une démarche de plusieurs d'entre eux, qui adressèrent la supplique suivante au* Souverain Pontife :

« Très Saint-Père,

« Nous soussignés, nous avons été informés des progrès admirables de la foi chrétienne dans les royaumes du Tonkin et de Cochinchine où plus de deux cent mille chrétiens sont privés de pasteurs, et réduits à vivre et à mourir sans les secours de la religion et par conséquent Cixposés à la damnation éternelle. Nous savons que la raison de cette triste situation est l'impossibilité d'envoyer des ouvriers évangéliques en nombre suffisant pour recueillir une si abondante moisson. Afin d'obvier à cet inconvénient, il est nécessaire de former des prêtres indigènes et par conséquent d'établir des évêques. Or, les dissensions des rois chrétiens ne permettent pas de nommer dans ces lieux des évêques avec les pouvoirs et le titre d'ordinaire. Nous osons donc supplier humblement Votre Sainteté de créer des évêques in partihxis et de les députer dans ces régions au nom du Siège Apostolique. Nous avons, à Paris, plusieurs prêtres séculiers, qui seraient capables de remplir ces fonctions. Ils sont recommandables par la pureté de leurs mœurs, leur zèle, leur prudence et leur doctrme; ils sont prêts, du reste, à subir Texamen des personnes que Votre Sainteté voudrait bien désigner.

« Prosternés aux pieds de Votre Sainteté, comme du Pasteur Suprême, nous implorons cette grâce de tous nos vœux.»

Cette supplique est signée : Henri, archevêque nommé de Reims, Vincent de Paul, Duplessis, Colombet curé de Saint-Germain et plusieurs autres, elle est datée du mois de juillet 1653 ^ .

Elle fait, comme on le voit, une allusion très discrète aux difficultés soulevées par le Portugal, et indique le

!. Arch. M.-Ê., toI. il4, p. 434.

moyen de les tourner par la nominaiion d'évéqucs, avec le titre de Vicaires apostolitiOes, c'esl-à-dirc d'évètjues dépendant directement du Souverain Pontife. Elle fut accueillie avec la biciiveillance due à ses signataires, mais ne produisît aucun effet, il parait d'ailleurs qu'à Rome, certains médisaient volontiers des Français, les calomniaient même, les traitant « de gens sans patience et sans constance, prôts à tout entreprendre et se découi-ageant aux premiers obstacles. » On colportait une parole attribuée à tort ou à raison à Innocent X . chargeant le P. de Khodes de trouver des cvèques : « Surtout pas de Fran<,'ais '. «Ailleurs, quelques-uns. oublieux des apôtres, des évCques et des premiers prédicateurs de l'Evangile, pensaient que des religieux seuls avaient les qualités requises pour être missionnaires.

Enfin dans la lettre suivante, écrite à François Pallu iiprès la fondation de la Société des Missions-Etrangères, le P. Bagot laisse entrevoir des oppositions d'un gem« différent :

(1 Entre autres persécutions qu'on a voulu vous faire, (luy a employé et ma robe et ma personne; j'en ai appris fucore ce matin quelques particularités et que c'est sur cette considération qu'on s'oppose si fort à votre Séminaire comme vous l'aurez appris ; Venit hora ut omnis ipii interficii vos. Et Dieu en soit béni, je n'eusse pas ;ittendu cela de celui qui avait témoigné ci-devant avoir plus de retenue, et si j'ose le dire plus de charité; mais après tout, je vois que Xotre-Seigneur a entendu parler de toutes sortes de personnes quand il a dit : (Saint Matthieu, c. 10.) Erîtis odio omnibus propter nomm incitm. Que num Dieu me fasse la grâce d'être de ce

1. SI ro mot n rlô prononn'. Il s'ripliquc pur les justes motlb ilti'aTait le Pnpe de si; plnindi^ de In France; In Jinuteur de Louis XIV, l:i ronduite ï Rome de Inriibiissiiaeiir Lavnlelte. IV^prit gnlllcnn d'une jinrlic du clcrgi', le jnnsi-ntsiuc «Miieot k\q\\A Icb dcDnaces du Ponlife.

nombre et que par ce moyen il puisse dire de moi : Ei gaiidium meum sit in vobis et gaiidium vestnim impleatur^. »

L'année suivante, en 1634, quatre ans avant la conclusion définitive des négociations, le P. de Rhodes fut nommé supérieur des missionnaires de la Compagnie de Jésus, dans la Perse; il quitta Paris sans avoir réussi dans l'exécution des ordres' du Souverain Pontife et dans la réalisation de ses désirs. C'est un fait dont il est bon de se souvenir quand on raconte l'histoire de l'établissement de la Société. Il prouve mieux que de longues dissertations que le P. de Rhodes n'est pas, comme on l'a souvent écrit, le fondateur ou un des fondateurs de la Société des Missions-Étrangères. Le vénérable missionnaire n'eut jamais l'intention de fonder une Congrégation apostolique ou religieuse, il vint en Europe afin d'obtenir des évèques pour l'Annam et partit avec le regret d'avoir échoué '.

La mort d'innocent X (7 janvier I600) retarda les négociations sans les arrêter; elles furent poursuivies plus activement sous son successeur, AloxandreVIl.

Espérant que le Pape serait plus aisément porté à terminer cette affaire si le clergé de France le lui demandait ^ , l'Assemblée générale du clergé crut de son devoir de s'en occuper, et dans la séance du 13 avril 1633, elle chargea Mgr Godeau, évêque de Vence, d'écrire au Souverain Pontife une lettre, qui fut lue et approuvée en séance publique, le 9 mai suivant. Cette lettre n'eut pas plus de succès que la supplique de 1633. La cause n'était pas loin de sembler perdue, puisque d'illustres particu-

i. Arrh. des M.-É., toI. 115, p. 307.

2, Tout ce que Ton peut dire, c'est que les fondfiteurs et les premiers Viralres apostoliques de la Société des Missions-Étrangères connurent par le P. de Rhodes les besoins des Missions d'Extrême-Orient.

3. Vol. IV, p. 375. Collection (les procès- verbaux des assemblées générales.

22 HISTOIRE GÉNÉRALE DE hk SOCIÉTÉ

Hers et le clergé de toute une nation ne la pouvaient gagner.

Ces tentatives infructueuses jetèrent le découragement dans le cœur des partisans de l'entreprise . Madame d'Aiguillon persévéra cependant, elle parut même ne. trouver dans ces refus qu'une raison de tenter d'autres, démarches : « Madame la duchesse d'Aiguillon ne perd point courage pour notre œuvre, écrivait Pallu en 1654; elle excite ces Messieurs, elle-même écrit à Rome pour faire de nouvelles instances en présentant une nouvelle caution en sa requête. »

Cette caution était le placement, sur les établissements religieux du Comté d'Avignon, d'une somme d'argent destinée à produire 1 .200 francs de revenu pour la fondation de deux évêchés au Tonkin. La ténacité de la duchesse n'était pas partagée par les trois ecclésiastiques que Mgr Bagni avait choisis pour être évêques ; ils se sentaient envahis par la tristesse, cette tristesse du soldat, qui a combattu avec espoir et vaillance et voit à la fin du jour la victoire déserter son drapeau. Ils cherchaient ailleurs un aliment à leur acti\ité ou à leur piété. M. Pique accepta la cure de Saint-Josse à Paris, M. de Laval se retira à l'ermitage de Caen, chez M. de Dernières, M. Pallujusqu'alors le plus résolu, le plus en vue, en qui on avait le plus espéré, hésita à son tour.

Il avait alors environ trente ans, il appartenait à une famille de robe, son père était avocat au présidial et échevdn de la ville de Tours. Jeune encore, il s'était destiné à l'état ecclésiastique ; nommé chanoine de Saint-Martin, il avait rempli avec une scrupuleuse fidélité les devoirs de sa dignité. On citait sa piété, on la louait :

« Allons, disaient parfois les chrétiens de Tours en se rendant à leur église préférée , allons voir notre saint petit chanoine » — De bonne heure, il était venu étudier

DES MISSIONS-iTa^iNGÈBES 23

à Paris ; son intelligence lumineuse et hardie, la précision de ses vues, la largeur de ses conceptions provoquaient Kétonnement et Tadmiration de ses amis. — « Vous êtes prédestiné, » lui disaient-ils quelquefois. — « A quoi donc? répondait-il en souriant, & être religieux ou à mourir chanoine. » Et son regard se tournait vers Dieu Sans interroger l'avenir glorieux prédit par Tamitié ^ .

Caractère vigoureux, mais de cette vigueur particulière aux hommes d'élite, qui emploient plus volontiers la douceur que la force, il préférait tourner les obstacles plutôt que de les briser.

La bonté, cette séduisante qualité que Bossuet nomme si bien l'empreinte di\âne, animait les riches dispositions de son esprit. Pour secourir et consoler la souffrance, François Pallu donnait son temps et son or, plus encore, il faisait ce don de soi-même que les malheureux sentent si bien et qui les console si vite. Un jour, allant en pèlerinage, il rencontre un vieillard dont les haillons couvrent à peine la nudité; il s'approche : « Tenez, mon ami, dit-il, avec un gracieux sourire, en mettant son

1. Vie man user Ue de François Pallu, évéque d" Héliopolis, Arch. des M.-Ê., ▼ol. 106.

François Pn]]u naquit à Tours en 1623. Son père était Etienne Fallu, sieur des Perriers, né à Tours en 1388, fils d'Etienne Fallu, sieur du Ruau-Persi], des Perriers, de Vaux ; il fut nommé avocat du Roi au présidial de Tours en 1613, puis maire en 1629. Il mourut en 1670. Jurisconsulte érudit, il a publié un commentaire estimé «ur les coutumes de la Touraine.

Les ouvrages suivants renferment des renseignements sur François Pallu.

Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles de l'ancien Poitou, ii, ' Chalmel, Histoire de Touraine, iv, 364.

Aimanach de Touraine, 1782.

N. Pallu, Essai biographique sur Fran. Pallu, le Mans, 1863, in-8».

Page 1