‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 81 sur 218 · Arch. des M.É., vol. 130, p. 28o · texte numérisé non relu

Arch. des M.É., vol. 130, p. 28o

SOUS le voile de la religion veulent, se rendre maîtres de leur État et les assujettir aux rois dé l'Europe; on ne sait que trop que par de tels inconvénients est venue la ruine totale de plusieurs florissantes missions, et ce sera encore un moyen efficace pour fermer la bouche aux adversaires des Vicaires apostoliques.

Le principe posé, il passait à la pratique et demandait quatre évoques indigènes pour le Tonkin, deux pour la Cochinchine, le Cambodge et le Ciampa, un pour Siam, et six pour la Chine, avec un Vicaire apostolique européen pour chacun de ces pays. >>

« Ces évoques seraient comme étaient anciennement lés chorévêques et ser\'iraient aux vicaires apostoliques comme font aujourd'hui les évoques accoixlés par le Saint-Siège à certains archevêques et évoques, comme la observé ledit évêque d 'Héliopolis à Séville et à Tolède, où lesdits archevêques et évoques sont aidés par ces autres évoques pour l'administration des sacrements de confirmation, et dans les autres fonctions pontificales qui leur sont principalement commises. ^ »

Cette combinaison répondait, aussi victorieusement que le comportait l'état des choses, aux objections que Ton pouvait soulever contre la nomination d'évèques indigènes, appartenant à des races relativement faibles, encore insuffisamment instruits de la discipline ecclésiastique et trop éloignés du centre de l'unité catholique. Elle ne fut jamais appliquée telle que Fallu l'avait conçue et ne peut, par conséquent, être jugée sur ses résultats.

Ce premier degré de hiérarchie était complété et aftermi par les dispositions suivantes ^ :

« Afin de donner auxdits Vicariats apostoliques toute

Page 1