Arch. des M.-É., vol. 130, p
la forme dont ils sont capables, pour un gouvernement conforme aux règles canoniques, il semble être convenable et même nécessaire que Ton commette à un des Vicaires apostoliques des susdits Vicariats, quelque sorte de surintendance sur tous les autres, et auquel on puisse recourir pour certaines choses, et en de certains cas particuliers.
« Si vos Éminences ont pour agréable cette proposition, elles pourraient commettre cet office à Tévêque de Bérythe pour les Vicariats de Siam, de la Cochinchine et du Tonkin, lesquels ont été par lui établis et où il est allé en personne, y laissant de très belles règles dans les synodes qu'il a faits.
« Quant à la Chine, qui se divise en deux grands Vicariats, et qu'il est nécessaire qu'ils soient d'un gouvernement séparé, l'évêque d'Héliopolis s'offre à la Propagande pour en prendre soin. »
Ce plan fut soumis à une congrégation composée des Cardinaux Altieri, Cibo, Ottobono, Azolini, Alberici, Casanata et Colona, qui , après en avoir pris connaissance^ désirèrent de plus amples informations.
« On a travaillé dans les deux dernières séances, écrivait Mgr Pallu aux directeurs du Séminaire ^ , à établir la subordination que doivent avoir les évêques indigènes vis-à-vis les Vicaires apostoliques. On m'a obligé de faire une nouvelle écriture sur ce sujet, et d'en venir jusqu'aux derniers détails des choses dans lesquelles ils doivent être indépendants, et des autres dans lescpiclles il semble qu'ils doivent être soumis aux Vicaires apostoliques. Ne croyez pas pour cela qu'ils seront supérieurs à nos prêtres. Cela les soulagera pour étudier les choses dans lesquelles ils doivent prendre leurs résolutions et donner leurs instructions. »