En Birmanie, non loin des fronUères du Yun-nnn
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d'hui à la tête de la Birmanie septentrionale, parcourait la route de Bhamo à Tal y-fou, grande ville du Yun-nan.
Tous ont constaté que cette voie était périlleuse, du moins pour des missionnaires voyageant suivis seulement de quelques chrétiens, elle offre cependant d'assez grands avantages politiques et commerciaux pour qu'une nation ait pris la résolution de l'ouvrir.
L'Angleterre, aujourd'hui maltresse de la Birmanie, cherche à relier ce pays avec le Yun-nan, ses ingénieurs et ses commerçants ont commencé des études et des tentatives qui ont des chances d'aboutir, mais dont l'issue heureuse ne saurait encore se prévoir avec certitude.
Ce n'est pas le seul projet de Mgr Pallu que nous ou nos petits-neveux verront exécuter.
A cette époque, la Russie avait envoyé aux souverains d'Europe des ambassadeurs, chargés de nouer avec eux des relations commerciales ; on ne fit aucune attention à cette ouverture; on se dispensa même d'y répondre. La cour romaine ne partagea point ce dédain, elle entrevit tout d'abord dans ces rapports un moyen de ramener les Russes à l'unité catholique, « et comme la politique sacrée a plus de lumières que la prudence humaine », elle comprit l'obligation où elle se trouvait d'y répondre « en qualité de mère et maltresse des Eglises ^ . » Dans ce but, seule de toutes les cours de l'Europe, elle se prêta aux désirs du Tsar, en lui députant un représentant du Siège apostolique.
Mgr Pallu ne laissa pas échapper cette occasion, et dans Tespoir que les missionnaires pénétreraient plus aisément en Chine par la Russie que par l'Indo-Chine ou par rOcéan,il engagea Colbert à conclure une alliance ^vec ce pays, il appuyait ses vœux sur cette opinion devenue un faitpalpable, que» la nation des Mosco^dtes,