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DES MISSIO.NS-ÉTIUNGÈRES 2ol
et, en même temps qu'elle, tomba la nécessité de cette déclaration.
Louis XIV reçut ensuite l'administrateur général, entendit de sa bouche l'exposé de la situation des Missions, et témoigna sa satisfaction en lui accordant 15,000 fr. pour les frais de son voyage, et 20,000 fr. pour ofiTrir des présents aux souverains de Siam et du Tonkin auxquels il adressa des lettres analogues aux premières que nous avons citées.
Il accorda à tous les prêtres des Missions-Etrangères revêtus de la dignité de notaires apostoliques, le titre de notaires royaux, par une ordonnance du 8jan\ier 1681, « voulant, explique-t-il, traiter favorablement lesdits évêques et les missionnaires français qui se sont si généreusement dévoués au salut des infidèles, dans des pays si éloignés, et contribuer en tout ce qui dépend de nous pour faciliter ce succès d'une résolution si chrétienne et si glorieuse à la nation.
« Pour ces causes, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, nous avons permis et permettons à tous ceux desdits ecclésiastiques missionnaires desdits royaumes de la Chine, Cochinchine, Tonkin, Siam et autres lieux des pays orientaux, qui sont notaires apostoliques dans lesdits pays, d'y faire pareillement toutes fonctions de notaire pour les affaires temporelles, tant générales de ladite maison que particulières desdits évêques et des missionnaires français et leurs domestiques, les commettant à cet effet avec tout le caractère et le pouvoir qu'ont les notaires que nous avons établis dans les lieux de notre obéissance ; voulons et nous plaît que tous les actes, contrats, testaments qui seront par eux passés dans lesdits pays seulement, seront aussi valables tant pour l'hypothèque que pour l'exécution, que s'ils étaient passés devant le notaire de notre royaume, et que foi y sera ajoutée en justice et partout ailleurs où
besoin sera, comme étant acte authentique pourvu, qu'ils soient signés de deux d'entre eux, ou de Tun d'eux avec deux témoins ^ . »
Pendant que Mgr Fallu redoublait d'efforts pour assurer le maintien de l'institution des Vicaires apostoliques» Tentourer de toutes les garanties nécessaires à son bon fonctionnement, et perfectionner Tadministration de la Société des Missions-Etrangères, son compagnon d'armes, Mgr de la Motte Lambert, mourait à Juthia, le 13 juin 1679, âgé de 33 ans.
En face de la mort, tous les dissentiments se turent, toutes les haines s'apaisèrent, amis et ennemis s'unirent dans un même sentiment de respect et d'admiration pour l'homme si fort et si humble, qu'aucune attaque n'avait vaincu.
Catholicpies, protestants et païens s'assemblèrent autour de son cercueil.
Français, Anglais, Hollandais, Portugais, Japonais assistèrent à ses funérailles. Le roi de Siam s'y fit représenter par ses principaux officiers.
Dès qu'ils apprirent cette nouvelle, les chrétiens de la Cochinchine et du Tonkin s'imposèrent un jeûne de neuf jours, payant par des prières et des pénitences le tribut de leur reconnaissance et de leur filial amour.
Mgr de la Motte Lambert méritait bien ces hommages et ces regrets. — Après avoir, de concert avec Mgr Pallu, sollicité et obtenu la création des Vicariats apostoliques et préparé la fondation du Séminaire, il le laissa tracer les grandes lignes de l'organisation des Missions-Etran-