‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 88 sur 218 · Arch. des M.-È., toI. 8, p · texte numérisé non relu

Arch. des M.-È., toI. 8, p

gères, exposer au Souverain Pontife et aux Congrégations i*omaines les besoins spirituels des Missions ; à Louis XI V, à la France entière, leurs besoins matériels ; pour lui, il se dévoua corps et àme à leur organisation particulière ; il passa de Siam au Tonkin, du Tonkin en Gochinchine, consacrant des prêtres, recevant les vœux des catéchistes, donnant aux vierges le voile des épouses du Christ, formant les paroisses et les districts, soutenant ses missionnaires en contact avec les Portugais qui les conduisaient dans les prisons de Goa , ou déchaînaient contre eux les chrétiens. Dans ce rôle ardu, il déploya d'éminentes qualités que Mgr Pallu a dépeintes dans des termes où reloge n'est que stricte justice ^ :

€ Tout autre que Mgr de Bérythe aurait succombé à la tâche; mais il a si bien su ménager les esprits et modérer toutes choses par sa douceur, par sa patience et sa longanimité, par Texemple d'une vie très sainte, toujours semblable à elle-même, sans s'ébranler jamais en aucune façon, mais particulièrement par ses instantes prières auprès de Notre-Seigneur, qu'enfin il a ramené tous les esprits écartés; il s'en est rendu le maître et en dispose tout comme il lui plaît. Tous ceux qui connaissent Mgr do Bérythe savent qu'il serait difficile de trouver une personne plus propre que lui pour la commission qu'il exerce .

« C'est à lui, après Dieu, que l'on doit les établissements de Siam, de la Gochinchine et du Tonkin, dans lesquels il a fallu surmonter beaucoup de difficultés et soutenir de très grandes bourrasques. Il a si bien muni les deux dernières missions contre le schisme, qui y était tout ouvert, qu'elles sont toujours demeurées sur leur pied jusqu'à présent, qu'elles se sont beaucoup fortifiées et notablement accrues, nonobstant l'envie et les cfi'orts continuels de nos émules.

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