‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 89 sur 218 · Arch. des M.-É., yoI. 102, p · texte numérisé non relu

Arch. des M.-É., yoI. 102, p

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" I)j#?u lui a donné un esprit intrépide qui ne sait c^ t{iie r'e«»t que de «^ rendre, ni même de mollir, tant quil voit la rai!^>n de stm côté. Il sait néanmoins céder an teinp> quand il faut, et donner quelque chose pour avoir le principal,

" II est admirable surtout dans les expédients qui ne lui manquent jamais. Enfin, il n*a rien entrepris ici de consldéraliie dont il ne soit venu à bout» Il a eu pour adversaires les I^ortu^ais, les Hollandais, les An^lais^ et plusieurs autres personnes de qualité. Maures. Chinois et Siamois, qu'il a tous surmontés et obligés de se rendre. sans jamais les offenser et cela sans jamais sortir de sa chambre, sinon fort rarement, ni paraître se remuer |MMir ainsi dire. »

Tel était l'homme qui, pendant sa vie, eut à braver tant de colères, h supporter tant de calomnies, et qui, au jour de sa mort, reçut de solennels hommages. Le commencement de Téternel repos fut en même temps pour lui rheurc de la justice sur la terre ; à voir le vide causé par son absence, on sut mesurer avec plus d'équité la grande place qu'il avait tenue.

Le 4 octobre de la même année, presque au lendemain de cette mort qu'il ignorait, le Pape adressa un bref d'éloges à Mgr de la Motte Lambert, couronne funèbre déposée sur la tombe de Fillustre défunt^.

a Les lettres que vous nous avez écrites de Siam nous ont été d'autant plus agréables qu'elles on été plus de temps à nous parvenir, si toutefois ont peut appeler long le temps qu'elles mettent à venir de si loin. Outre le respect que vous professez envers notre personne, non k cause de nos mérites personnels, mais parce que la divine Providence nous a préposé à ce Siège pour le gouvernement de l'Eglise, nous avons éprouvé une très

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