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DES MISSIONS-ÉTRA^'GÈAES 255
^•ande joie en apprenant la moisson abondante dont, de nos jours, le champ du Seigneur s'enrichit dans ces régions lointaines. Assuré que nous sommes, que vous travaillez avec ardeur pour cette œuvre admirable, et que vous êtes embrasé du zèle de propager la foi catholique, dans le sentiment le plus intime de notre charité paternelle, nous vous embrassons dans le Seigneur, et soyez assuré que notre secours secondera toujours les pieux efforts que vous ne cessez de faire, pour atteindre votre noble but et acquérir la récompense qui vous est préparée dans le ciel. Vous n'ignorez pas non plus les décisions qui ont été prises par les cardinaux préposés à la Congrégation de la Propagande, et qui ont été manifestées à notre vénérable frère Tévêque d'Héliopolis, et par lesquelles nous prions Dieu de répandre sur vous les dons de sa grâce, et nous vous donnons affectueusement la bénédiction apostolique. »
Ces actes répétés de bienveillance du Pape auxquels s'adjoignaient Testime et l'affection de Louis XIV, du clergé et des âmes pieuses de France, comblaient de joie Mgr Pallu, qui écrivait en ces termes à M. Desfontaines, ancien chargé d'affaiies des Missions-Etrangères à Rome* :
n Comme cette lettre sera apparemment la dernière que je vous écrive de France, je dois, en prenant congé de vous, vous rendre mes très humbles actions de grâces de toutes vos bontés et des fatigues que vous avez prises dans la poursuite de nos affaires ; vous avez tout sujet d'en être content; quoiqu'en apparence nous n'ayons pas tout ce que nous avons demandé, néanmoins dans le fond tout est bien, et nous ne pouvons pas désirer nos affaires en une meilleure assiette, ayant obtenu en cour de Rome tout ce que nous prétendions et ayant trouvé le
!. Du 17 février IGll.
2o6 HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ
moyen de nous réconcilier avec nos émules, le roi s'estaiit aussi monstre très favorable à nos desseins avec toute la cour, et j'ose dire tout Paris et la France entière. Je suis accompagné de dix ou onze ecclésiastiques et je laisse notre Séminaire bien établi et une semence abondante d'ouvriers qui se préparent en plusieui's lieux*. *>
Lors de son embarquement (1681)^, Fallu fut reçu à Port-Louis avec les honneurs militaires, les canons du fort et ceux des navires le saluèrent de salves répétées. La France, comprenant que d^éminents services donnent droit à la gloire, et que gloire vaut noblesse, traitait en prince Tadministrateur général des missions de Chine '.
Ce second voyage de Mgr Fallu, à la suite de son arrestation à Manille, produisit, en effet, dans notre pays une