‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 104 sur 248 · Pign. de Beh., p. 127, Faure · texte numérisé non relu

Pign. de Beh., p. 127, Faure

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« L'évêque d'Adran à l'honneur de représenter au comte de Montmorin que, quoique l'expédition doive dépendre des circonstances et de la situation de nos affaires dans l'Inde, il paraitrait cependant indispensable de statuer, provisoirement et dans le cas où il n'y aurait aucun obstacle, sur ce que la Cour demanderait alors du roi de Cochinchine, quels établissements elle voudrait faire dans son pays et combien de troupes et de vaisseaux on pourrait y employer, quel pourrait en être le commandant? L'évèque d’Adran représente aussi à M. le comte de Montmorin qu ayant dépensé beaucoup de son argent pour l'entretien du prince et de sa suite de quarante-trois personnes pendant son séjour de dixhuit mois à Pondichéry, pour les préparatifs de leur retour dans leur pays et pour le voyage du prince en France, il n’a plus aucune ressource pour les préparatifs d'un deuxième voyage, pour les relàches et autres besoins. Il prie M. le comte de Montmorin de vouloir bien lui obtenir du roi les secours nécessaires, ou pour le compte du roi de Cochinchine, où à titre de sratification, de dédommagement,

«Pour les dépenses du prince à Paris, M. le maréchal de Castries a fait, en attendant, remettre au soussigné une somme de 4,000 écus. Le soussigné déclare aussi avoir dépensé, de ses fonds, au delà de 40.000 livres, en sus des sommes que lui avait remises le roi de Cochinchine, qui n'avait pas pu prévoir que son fils serait absent pendant si longtemps. »

La question financière fut réglée d'un commun accord. moyenñant um versement de 30,000 livres fait à l'évêque avant son départ de Paris, par la caisse du ministère de la marine et des colonies. En ce qui concernait les troupes, les vaisseaux, les munitions. on Jugea le traité du 28 novembre suffisamment explicite. Quant au commandement de l'expédition, il fut décidé qu'il serait

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