Arch, M.-É., vol. 25, p
« Vous savez que Sœur Thaïs a eu le bonheur de trouver tout ce qu'il faut pour la tentative, J'ai suivi tout cela de près, et il y a une providence marquée qui me fait espérer une suite heureuse dans cette affaire qui est toute pour la gloire de Dieu? »
Plus lettrée que la Mère Thaïs de la Miséricorde, la More Pauline de Jésus mêlait à ses récits quelques liunes d'exquise amabilité, parfum du cloitre plus encore que du monde ? :
« Je ne connois point M. le comte de Stainville, mais la conduite qu'il a tenue à votre égard me le fait estimer et respecter, et c'est de quoi luy attirer bien des amis, puisque tous les vôtres, Monseigneur, partageront votre reconnoissance, »
Consultée par Mgr de Martiliat, la Propagande donnä son consentement et accorda des pouvoirs à deux missionnaires, MM. Dupuy et Querville, « de chers sujets comme il est rare d'en trouver; ils ont tous deux de l'esprit, de la science, une foi vive et ferme, un courage à toute épreuve. »
A ce premier éloge, la Mère Thaïs ajoutait ces liunes
« Les caractères de ces messieurs sont très différents. M. Dupuy parle tout simplement de ses sentiments et je puis vous dire qu'ils sont pareils à ceux de saint Francois Xavier. M. Querville est au contraire renfermé en lui-mesme, et ce n’est que par art qu'on peut scavoir ce qu'il pense sur l'article du beau de son âme. Ils sont tous deux très humbles, et même M. Querville le prouve peut-être à l'excès.
« Enfin ce sont d'excellents sujets, bien unis ensemble et prêts à répandre leur sang pour la foi. »