Du diocèse d'Aire, mort le 9 mars
M. Chaumont, missionnaire au Fokien pend
ant onze ans, revenu en 1787 comme procureur des missions de Chine,
M. Blandin, missionnaire de 1778 à 1787 au Tonkin,
dont il était le procureur 14 Sci ire,
M. Descourvières. ancien ussionnaire au Congo, ancien procureur à Macao, député de la mission de Siam en 1788.
Le fait qui ouvre l’histoire du Séminaire pendant la période révolutionnaire est l'élection que les directeurs font d'un représentant, pour prendre part aux travaux de l'assemblée ecclésiastique, chargée de nommer des députés aux États généraux, Is choisirent M. de Beyries, « lui donnant les pouvoirs requis et nécessaires à l'effet de les représenter, comme aussi les pouvoirs généraux et suffisants de proposer, remontrer, aviser et consentir à tout ce qui peut concerner les besoins de l'État. »
Pendant les journées de Juillet signalées par les meurtres de Delaunay et de Flesselles, quelques couvents eurent à souffrir des dommages plus ou moins £raves. Placé entre cour et Jardin, caché par plusieurs maisons, le Séminaire eut la bonne fortune de passer inaperçu ; cette situation privilégiée lui permit d'être £énéreux envers ceux qui avaient été éprouvés; et le procès-verbal du conseil des directeurs, tenu le lundi 3 août 1789, contient cette déclaration? :
«M. le supérieur à dit que Messieurs de Saint-Lazare ont souffert des dommages très considérables par les dégâts qui ont été faits, dans leur maison, pendant ces derniers jours de trouble et qu'il paraitrait très à propos et convenable de leur accorder quelques se-
1. Du diocèse de Rouen, parti en 1736, mort le 25 août 1819, 2. Arch. M.-E., vol. 81, p. 41.
es ts
col qu la ] bec péi me qui son Laz ble:
qu disc les la & per non com qui, cont leur œuv Q Pari l'AS.
com préfi gént pour sem
endant onze DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES 261 missions de . ne cours, en témoignage de notre sensibilité aux maux
au Tonkin, qu'ils ont essuyés et aussi de notre reconnaissance pour la bonté avec laquelle ils accueillent et traitent, en toute aù : Congo. occasion, nos missionnaires: sur quoi la communauté mission de pénétrée de ces sentiments, à arrêté que M. Hody remettra douze cents livres à M. de Beyries, supérieur pendant la qui voudra bien se charger de faire parvenir ladite
somme à M. le supérieur ou procureur de Saint- Lazare, »
s directeurs ux travaux
mmer des Le Séminaire eut bientôt à supporter de plus rudes M. de Hev- | blessures que celles qu'il aidait à guérir, oéssairos à L'Assemblée constituante le frappa en même temps uvoirs gé- qu'elle frappa tout le clergé de France, A la suite des aviser et discussions des 10 et 11 août 1789, un décret régularisa besoins de les articles arrêtés dans la nuit du 4 août, et ordonna
{ la suppression de la dime, sans rachat. ce qui faisait 5 par les perdre au Séminaire 19 à 13,000 livres de revenu. ques cou- | Cette mesure odieuse n était que le prélude et l'anou haine 1 nonce de persécutions plus violentes. Les directeurs le plusieurs [ comprirent, et loin de partager les illusions d'hommes de passer , qui, inconscients du danger et confiants dans l'avenir, mit d'être ! continuaient à vivre sans voir l’abime ouvert sous vés: et le 1 leurs pas, ils songèrent aux moyens de préserver leur u le lundi EE ‘Nm —
À Quelques semaines après la rentrée de Louis XVI à nttssgre : Paris, au lendemain du jour où Talleyrand avait lu, à s par les ‘ l'Assemblée, un long rapport concluant à la spoliation ndant ces À complète du clergé, Boiret écrivit au cardinal Antonelli, HE Os à 4 préfet de la Propagande, pour lui exposer en termes Iques se- } généraux la situation politique, les craintes que l'on en
pouvait concevoir, et pressentir son avis sur l'établissement du Séminaire en pays étranger.