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fléchir la colère de Dieu, toucher sa miséricorde, obtenir que le sang de vos frères n'ait pas été inutilement répandu, et que les millions d'infidèles ne restent pas plongés dans les ténèbres du paganisme,
« Veuillez m'écrire très exactement tout ce qui, de près ou de loin, intéressera votre Séminaire, Vous me parlez de venir à Rome, je vous félicite de cette pensée qui me montre votre foi et votre bonne volonté, mais attendez encore, suivez la marche des événements et réfléchissez à ce que vous en pouvez espérer ou craindre, »
La lettre n'était pas encore écrite, qu'un décret, voté le 2 novembre, mettait à la disposition de la nation toutes les propriétés et tous les revenus ecclésiastiques. Le vol était autorisé par la loi; avant de l’accomplir, Treilhard ajouta l'insulte à la spoliation et voulut traiter les membres du clergé comme des banqueroutiers, selon l’énergique expression de l'évêque de Clermont, en proposant de mettre les scellés sur les titres, les bibliothèques et les mobiliers des établissements ecclésiastiques. Cette fois, l'Assemblée n'osa pas autoriser cette mesure à laquelle l'opinion n'était pas suffisamment préparée; elle se contenta d'imposer aux titulaires des bénélices et aux supérieurs des maisons religieuses, une déclaration de tous leurs biens et l'obligation d'affirmer que rien n'avait été soustrait. Louis XVI sanctionna ce décret le 18 décembre, et le 5 mars suivant, « Barthelémy-Jean-Louis Le Couteulx de la Noravye, lieutenant de maire au département du domaine de la ville de Paris », fit comparüitre M. Hody, supérieur du Séminaire et reçut « la
déclaration générale des biens de 1 charges dont lesdits biens peuvent ê
Déduction faite des charges, les naire s'élevaient alors à la somme de 64,069 livres 5 sols 7 deniers!, sur lesquels, pour avoir le total exact, il faut défalquer le chiffre des dimes, qui étaient, nous l'avons dit plus haut, de 12 à 13,000 livres.
Le 26 mars suivant, M. Hody se pré à la Municipalité, portant l'inventair et des charges de la communauté,
Une note, accompagnant l'inventaire, indiquait l'usag
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que le Séminaire faisait de ces biens.
« Tous les revenus des dit?, sont employés etien des supérieurs, des directeurs, des Jeunes élèves qui sont gratuitement nourris au Séminaire, à la subsistance des missionnaires français qui sont répandus dans les loyaumes de la Chine, du Tonkin, de la Cochinchine, Ciampa, Cambodge, Laos. Siam, ques et des six collèges à qui on envoie, tous les ans, leurs pensions alimentaires : de plus, sur les mêmes re- Yenus, on paye les voyages des missionnaires qui partent de Paris pour leurs missions. Ces VOy dispendieux, »
Assurément les directeurs avaient eu raison d'ajouter cette explication du judicieux emploi des biens dont il avaient la gestion, mais il était évident qu'elle ne servirait à rien. Les hommes, qui ne respectaient nulle Justice et violaient ouvertement tous les droits de la propriété, ne s'arrête aient pas devant une nouvelle iniquité et S'inquiéteraient peu des intérêts des missionnaires et des chrétiens de la Chine ou des In-
à maison et des tre grevés, »
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1. Arch. M.É., vol. 35, p. 201, 2. Arch, M.Ë., vol. 35, p. 219,
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Le 13 et le 14 avril 1790, l' que tous les biens ecclé sormais à la nation, “dministrés par les paritements.
Transmise au cardinal
minaire ne posséda plus
Assemblée nationale statua siastiques appartiendraient déet seraient, en attendant la vente, assemhlées des districts et des dé-
Antonelli, qui désirait être tenu au courant de tous les événements, cette nouvelle provoqua l'ordre, auquel obéit aussitot M. Boiret, d'envoyer à Rome un Compte des fonds et des revenus possédés par la Société, et des dépenses annuellement faites pour l'entretien de chaque mission. En voyant le présent si gros de menaces, le cardinal terminait sa lettre par cette ouverture possible de trouver cherchecrons où le Sé
Avant d'en venir essaYèrent de par et ils composé
« Nous verrons s'il est quelque Compensation, et nous minaire Pourra s'établir. »
à ce moyen extrême, les directeurs er le coup, qu'ils sentaient approcher rent un mémoire intitulé su? l'établissement des Missionsl'Assemblée nationale
: «© Observations Étrangéres adressées à », le firent imprimer, le remirent d'abord aux membres du comité ecclésiastique, et ensuite à tous les membres de l’Assemblée.
Dans ces observations écrites flatterie ni récriminations, ne faits précis et indéniables, ils exXposaient la constitution du Séminaire, les différences qui existaient entre la Société des Missions-Étrangères et les Congrégations religieuses pr. z#ement dites, et terminaient en rappelant les services rendus à la France par les missionnaires et l'estime qu'avaient pour
eux les peuples étrangers.
«La maison des Missions-Étrangères, disaient-ilst, est
d'un ton modéré, sans s'appuyant que sur des