‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 117 sur 248 · Arch. M.-É,, vol. 35, p. 363 et suiv · texte numérisé non relu

Arch. M.-É,, vol. 35, p. 363 et suiv

l'unique établissement d'une Société de prêtres séculiers et toujours Français qui, sans aucune espèce de vœux, sans autres liens que ceux du zèle et de la charité, se destinent à porter les lumières de la foi et à publier la gloire du nom français dans les pays orientaux. Cette association ne peut être comparée à aucun Corps ecclésiastique, ni réputée Congrégation. Il n’y a point de supérieur général qui ait autorité sur tous les associés. Le seul point qui les réunit, c’est la possession des biens en commun. Il est vrai que pour autoriser cette possession de biens en commun et pour en fixer l'administration, ils ont eu besoin de Lettres patentes du roi, mais ils ont cela de commun avec des compagnies de négociants réunis pour des manufactures et autres objets, qui sont également autorisés par des Lettres patentes. »

Passant au Séminaire, à sa nature, à ses fonctions particulières dans la Société, ils s'exprimaient ainsi :

« La maison des Missions-Etrangères établie à Paris n’est autre chose que l'hospice ou la maison de correspondance de toute l'association, le siège de l’administration et la retraite des individus ou associés que des infirmités ou autres raisons légitimes obligent de passer en France.

« C’est très improprement qu'on l’appelle Séminaire. Elle n’est ni pour disposer aux saints ordres, ni pour l'éducation publique, on n’y reçoit que des prêtres ou des ecclésiastiques qui, ayant fini leurs cours d'études, y restent un ou deux ans pour éprouver leur vocation. ensuite on les envoie dans quelqu'une des missions de Chine, Cochinchine, Tonkin, de Siam, la côte de Coromandel où ils travaillent sous la juridiction spirituelle d'un de leurs associés qui est ordinairement évêque. Ils sont libres de quitter les missions dès qu'ils le jugent à propos. »

Ensuite ils énuméraient les services des missionnaires:

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VAUX apostoliques à la côte en Indo-Chine où ils comptent près de 300,000 chrétiens, ils ne perdent pas de vue les intérêts de leur tion. Les services qu'ils lui ont rer peuvent lui rendre dans la suite seraient une raison suflisante pour former cet établissement s'il n'existait pas. «Ils se sont toujours fait et ils se feront toujours un devoir de communiquer toutes les découvertes et connaissances utiles qu'ils acquicrent soit par les sciences. soit par la littérature, soit par le commerce. Ils ont donné lieu au négoce que la France à entrepris dans les pays orientaux et à la formation de la premic des Indes.

« Ge sont eux qui ont obtenu du roi de 1670, que les F ‘ançais qui allaient fré mercer où hiverner dans le port de Mergui ne fussent point assujettis aux vexations des officiers siamois. ;

Et pour prouver la vérité de ces affirmations, le mé-

moire citait M. Gouges!, le sauveteur du vaisseau /4 Gala-

{hée, M. Letondal, l'ami dévoué des équipages des navires, le Marquis de Castries, la Calypso, l'Adriade, le Pandour ; l'évêque d'Adran qui, s'il n'avait pu donner une colonie à la France, avait au moins empêché les Anglais de s'établir en Cochinchine.

«Les Anglais, les Suédois, les Danois. etc., continuait le l'apport, paraissent eux-mêmes reconnaitre l'utilité de semblables établissements par l'affection qu'ils portent aux missionnaires et les services essentels qu'ils leur rendent dans l'occasion. »

Les directeurs n'oubli pour spolier l'É nances,

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