‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 125 sur 248 · No · texte numérisé non relu

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Du Tonkin, où il s'était rendu en 1789, M. Guérard, le futur évêque de Castorie, s'écriait 1 : € Nous avons reçu, cette année, quelque récit abrégé des malheurs de notre infortunée patrie. Quel coup ! La France républicale hérétique, plus barbare que nos barbares païens, et plus altérée du sang des membres de Jésus-Christ que les anciens tyrans ! Pourrais-je le eroire, si Je n'avais été témoin des signes sinistres qui ne présageaient que trop certainement cette affreuse persécution? »

Du fond du Su-tchuen, M. Dufresse énumérait avec une remarquable sûreté de jugement les causes de tant de maux : « Les misères de notre malheureuse patrie n'ont rien qui me surprenne. Depuis longtemps, la Providence nous avait avertis de cette Révolution, par la fermentation générale qui régriait presque dans tous les esprits.

«La France, comblée de faveurs divines, n'y répondait depuis nombre d'années que par des blasphèmes qu'on proférait et écrivait de tous côtés. Le mal avait pénétré de toutes parts: les grands, les petits, la noblesse, le peuple, tous, au moins en bonne partie, étaient atteints du mal de l'irré igion et de l’abominable esprit de philosophie, qui ne cessait de vomir des injures et des outrages contre Dieu et Jésus- Christ, Après cela, doit-on s'étonner des troubles qui ufligent la France ? ne devrait-on pas plutôt être surpris que Dieu ne fit pas éclater sa juste colère? Plaise à ce Dieu de bonté que les coups qui frappent ce royaume lui fassent ouvrir les yeux et détester cet esprit de philosophie et d'irréligion qui ont infecté presque toutes les conditions. Ainsi vit-on autrefois le

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