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leur zèle pour le salut des infidèles, les directeurs ne se découragèrent pas. Un instant ils eurent l'espoir de réussir du côté de l'Autriche, On disait que l'empereur avait promis su protection aux Missions-Étrangères, qu'il ne leur donnerait pas de maison et ne les établirait pas dans ses États, mais qu'il se chargerait de faire passer tous les missionnaires aux Indes, C'étaient, assurait-on, les propres paroles du nonce du Pape à Vienne. Interrogé à ce sujet par M. Boiret, le Préfet de la Propagande répondit? « que l'empereur avait l'intention de faire ce que faisait le roi de France pour les missions établies dans le Levant, en Turquie et en Egypte, mais que pour les autres il ne les aiderait pas ». L'empereur raisonnait et agissait comme beaucoup de souverains et comme beaucoup de gouvernements : il avait un intérêt politique à protéger les prédicateurs de l'Evangile dans des pays voisins de ses Etats et peuplés d'un grand nombre de ses sujets, il les protégeait ; il n'en avait pas à aider ceux qui allaient en Chine, il ne s'en occupait pas.
nfin, en 1795, les directeurs réussirent à faire partir trois missionnaires : Le Germain ?, Lestrade? et Souviront,
L'année suivante, Gaillard, Barrault, Montalant et Coessain s'embarquèrent sur un navire marchand, mais en traversant le golfe de Gascogne, le vaisseau fut capturé par un corsaire français et conduit à Bordeaux. Les missionnaires, bien traités par le commandant, furent volés par les matelots : à peine descendus à terr ils furent enfermés dans une maison de réclusion où + trouvaient déjà douze prêtres àgés et infirmes.