‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 133 sur 248 · Arch. M.-É., vol. 448, p · texte numérisé non relu

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ne veut pas vous croire, vous, en qui il a assez de con-

lance pour vous envoyer me parler de cette affaire, il est à présumer qu'il ne me croira pas non plus, et dès lors, mon vovage à Canton est plus qu'inutile. »

La diplomatie sYant échoué, les négociateurs eurent recours à la violence. [ls prièrent le procureur de réfléchir à leur proposition et de venir leur apporter sa réponse dans la maison des agents suédois, chez qui ils avaient diné. M. Letondal y consentit et s'y rendit.

À peine est-il arrivé que les coups précipités du ftam-tam résonnent, et que trois cents soldats envahissent la maison. En même temps, les Chinois saisissent le prêtre par les bras et veulent l'entrainer. Aussitôt. M. Morvis, le second subrécargue suédois, passe dans sa chambre, prend un pistolet et déclare, d'un ton résolu et animé qui fait palir les Chinois, qu'on ne touchera pas impunément à son hôte. M. Palm. le chef de la maison, partage l'indignation du subrécargue.

€ Je vous ai fait la politesse, leur dit-il, de vous donner aujourd'hui à diner, et vous ai traités comme des amis, et vous consommeriez chez moi une trahison à l'égard d'un autre ami qui s'y trouve: il n’en sera pas ainsi, j'ai assez d'armes pour vous chasser tous d'ici. fussiez-vous trois cents. » Intimidés, les marchands s'arrêtent et font entendre au mandarin qu'il n'y avait rien à faire et que le coup était manqué.

Informé de la présence de la troupe chinoise en armes, le commissaire de Macao, Antonio Vincenti Rosa se présente et reproche vivement aux négociateurs leur conduite, À la demande du mandarin et sur les conseils de Rosa, Letondal consigne dans un écrit de quelques lignes les explications données de vive voix et les remet

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