Macarinev
une autre conclusion ressort, qui nous semble justice et non apologie : l'impartialité des missionnaires et leur sagesse dans des questions où l’impartialité est difficile et la sagesse bien rare.
L'évêque d’Adran conserva une exacte mesure dans la sauvegarde des intérêts de la France et de l’Annam, il n'eut en vue que le bien général des deux nations, il ne poussa pas la France à la conquête de l'Annam, Lui Français, qui connait les forces de son pays et la faiblesse du royaume annamite, il négocie une convention où les deux États traitent d'égal à égal, il aide la France en lui assurant des avantages commerciaux et territoriaux. il secourt l’Annam en lui faisant obtenir des soldats et des armes et conclure une alliance offensive et défensive, A Coup sûr, si jamais il y eut une politique vraiment civilisatrice, c'est bien celle qui respecte ainsi tous les droits. spécifie tous les devoirs, fait payer les services d'un prix fgal à leur valeur et ouvre à deux royaumes des perspectives nouvelles de prospérité et de grandeur.
Que l’on rapproche la conduite de Mgr Pigneau de Behaine de celle de Mgr Pallu, de Mgr de la Motte Lambert et de Mgr Laneau, et l’on verra que les mêmes principes ont inspiré les mêmes actes et que les évêques de la Société des Missions-Étrangères, lorsqu'ils ont eu à s'occuper d'intérêts humains, ont su unir dans un même amour, entourer d’un même respect et servir avec une égale ardeur l'Église, la France et le pays de leur apostolat.
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