M. Boiret
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Séminaire
de Mineurs Igieux, qui volontiers, unts, ou du S qu'on y e personne tussi pourprocurant Séminaire els de son le ses con-
narches et des élèves S Connaisnt qu'il se fonctions en France, ar les lois consacrer
1 partisan cherchait bord une cette mai-
cour, de qu'Albano , que les
vivres y étaient trop chers1, » [Len offrit une autre à une journée de Rome, dans la Sabine, « avec un jardin, une grande étendue de vignes et l'espérance fondée de plusieurs autres ressources. » Renseignements pris, cette maison était située dans un pays malsain, et les religieux la quittaient, parce qu'ils étaient tous malades. I1 leur en offrit une troisième à Stroncone, un « ancien couvent de récollets, nommé Saint-Siméon, situé dans un endroit très solitaire, entouré de plusieurs jardins où il y à de grandes treilles, des arbres fruitiers, des oliviers, un bois, une Jolie église et de quoi loger passablement une douzaine de personnes avec quelques domestiques, il y a un four pour y cuire le pain, l'air y est excellent, tout le clergé, la bourgeoisie et le peuple du voisinage nous y désirent$, » Tout semblait parfait, lorsque la mort du cardinal Gerdi! vint placer le cardinal Borgia à la tête de la Propagande.
Le cardinal Borgia était l'ami de M. Boiret, mais ilne partageait pas complètement ses idées sur l'établissement d’un Séminaire en Italie :
il basait cette opinion sur le manque de fonds et sur l'opposition des Francais. M. Boiret se rendit à ces raisons,
mais il chercha ailleurs s’il ne pourr
ut pas trouver une maison possédant les avantages qu’il désirait, sans les inconvénients que redoutait le ‘ardinal., Il trou chose d’approchant en Savoie. Les rel avait eues avec le cardinal Gerdil,
va quelque ations qu'il né en ce pays, lui avaient fait connaitre un saint prêtre dont la Savoie catholique garde encore le souvenir, M. Ducrey.
Né à Sallanches en 1766, M. Ducrey avait été sacerdoce pendant la Terreur : arrêté de la guillotine, il fut conduit
élevé au par les pourvoyeurs au district; pendant que
. Arch. M.E., vol, 222, p. 51-56.
, Id. 222 :
le commissaire écrivait son nom, son âge, sa profession. sa résidence, le prêtre se précipita vers la porte restée ouverte, la ferma sur lui, fit un tour de clé et s'enfuit à travers champs, laissant prisonniers les gendarmes et le commissaire de police. Quelques mois plus tard, repris etécroué dans la maison de Chambéry, il s'évada avec le même bonheur. Quand la paix fut rendue à l'Église, il parcourut les villages du Faucigny pour y exercer le saint ministère, puis il conçut le projet de 1} fonder, à Sallanches, un collège où l'on admettrait ll quelques élèves se destinant aux Missions. M. Boiret fl vit dans ce projet la réalisation d’une partie de ses désirs 1; et promit son concours. Aussitôt M. Ducrey envoya à | Rome un prêtre de ses amis, M. Jacquemod, afin de traiter directement cette affaire. M. Boiret donna 600 louis qui devaient rapporter 5 °/, et former un capital pour trois bourses 1, Il annonça ensuite cette fondation à ses confrères. « C’est une pépinière de missionnaires, » disait-il. De son côté, M. Chaumont lui écrivit qu'il « était charmé ». Avec l'argent qui lui avait été prêté, M. Ducrey acheta une maison à Mélan 2 et
y transporta son collège de Sallanches.
Dieu attendit vingt ans, avant de rendre à la Société l'obole dont M. Boiret espérait un si grand profit, mais il la rendit comme le maitre de toutes les richesses et le | dispensateur de toutes les gloires. C'est de ce collège de Mélan, fondé à l'aide des secours offerts par un ancien missionnaire de Cochinchine. que sortit le martyr de Cochinchine le plus illustre par ses souf- | frances, le vénérable Jaccard.