‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 161 sur 248 · Aich. M.-É., vol. 996, p · texte numérisé non relu

Aich. M.-É., vol. 996, p

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Mais aux Indes comme en France. Napoléon voulait tout unifier. On sait qu'à Pondichéry, les Capucins administraient la paroisse européenne ct les missionnaires la paroisse malabare: M. Léger avait ordre de réunir ces deux paroisses sous la direction unique des missionnaires. 11 obligea les PP, Capucins à se retirer dans une maison particulière et leur défendit de faire aucun ministère. Cette situation dura quelques mois seulement. La reprise des hostilités entre la F ‘ance et l'Angleterre eut pour effet immédiat le départ des Francais. Abandonnés paï le général Decaen qui n'arriva en vue de Pondichéry que pour repartir aussitôt, le nouveau préfet et les soldats qui composaient la faible garnison furent faits prisonniers le 6 septembre 1803, les PP, Capucins rentrèrent dans leur église, continuèrent d'administrer la paroisse européenne, et les choses demeurèrent en l’état où elles étaient auparavant.

L'apostolat n'avait à cette époque que de très médiocres Succès dans les Indes. Chaque année les missionnaires baptisaient à peine cent ou deux cents païens ; obligés de se disperser sur un territoire immense, de Parcourir plusieurs centaines de lieues pour administrer les sacrements aux fidèles, très âgés pour la plupart, il leur était bien difficile de conserver et en même temps de conquérir, Quelques-uns, parmi les plus jeunes, menaient cependant de front ce double travail. Au Maïssout, M. Dubois avait à lui seul la charge de tous les catholiques de ce royaume, ce qui ne l’'empêchait ni de ramener les apostats, ni de convertir des païens, ni d'étudier avec sagacité et précision les coutumes, les mœurs et le caractère des Indiens.

I consigna le fruit de ses études dans un ouvrage célèbre resté, Jusqu'à ce jour, un des plus exacts et des plus complets sur la matière. Cet ouv ‘age forme deux volumes in-octavo, il est intitulé : « Maœurs, institutions

et cérémonies des peuples de l'Inde ». West divisé en cer) trois parties : la première offre une vue générale sur la à ce société indienne et des remarques sur les castes; la se- | Pa conde expose les quatre conditions des brahmes, avec de Gor] =. nombreux détails sur chacune de ces conditions et sur 46 eu les Indiens des autres castes; la troisième traite des HAS religions de l'Inde etde leur liturgie, elle se termine par Le deux chapitres sur la justice et sur la guerre. — Un IIeR appendice suit ces trois parties. Il contient, parmi plu- quel sieurs pièces intéressantes, une notice sur les Djeinas, éleve habitants des provinces occidentales et de la côte de AK UP! Malabar qui forment une classe entièrement distincte, qi et diffèrent des brahines sur des points essentiels de LE pratique et de doctrine. ture Informé de l'existence de ce travail, le conseil supérieur de la Compagnie des Indes exprima le désir de le [ABS connaitre ; le major Wilks le lui envoya avec cette note su élogieuse : « Autant que mes connaissances me permet- Bien ‘tent d'en juger, ce manuscrit renferme sur les coutu- de Y mes et les mœurs des Indiens, les notions les plus exac- ie tes et les plus complètes, qui existent dans aucune vend langue de l'Europe: d'où je conclus qu'on ne peut sous élever le moindre doute sur l'utilité d'un ouvrage de ce PE man» chose:

Le gouverneur général ne donna pas moins de ns louanges à la personne et à la vie de M. Dubois que le eu major Wilks à ses travaux ; il écrivit aux directeurs de la Compagnie : « Ce prêtre catholique est homme de IL mœurs irréprochables, il se livre avec zèle aux pieuses fonctions de missionnaire et s'y est acquis, tant de la né, part des Européens que de celle des naturels du pays, an un degré d'estime auquel, selon nous, sont parvenues RES peu de personnes de sa profession. » | Muni de ces références, l'ouvrage de M. Dubois fut 7

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