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Compagnie des Indes, traduit en anglais, et imprimé à Londres en 1816.
’ar la publication de ces remarquables études, la Compagnie se rendait service à elle-même, puisque ses agents pouvaient y puiser beaucoup d'informations nécessaires à leur administration ; mais elle s’honoraît aussi en offrant aux savants d'Europe le moyen de mieux connaître la civilisation indienne. Quelque utile que parût ce but, M. Dubois s'en était proposé un plus élevé et plus noble t : « En traçant un tableau fidèle des turpitudes et des extravagances du polythéisme et de l'idolatrie, j'ai pensé que sa laideur ferait ressortir avec un immense avantage les beautés et les perfections du christianisme.
€ Multiplions les vœux pour que le Tout-Puissant luire le flambeau de vérité sur ces belles contrées qu'arrose le Gange! Sans doute le temps est bien éloigné encore où l'opiniâtre Indien, ouvrant enfin: les yeux à la lumière, s’arrachera à ses ignobles superstions : mais gardons-nous d’en désespérer, un Jour viendra où l’étendard de la croix brillera sur les pagodes de l'Inde, comme il brille sur le Capitole. »
En dehors des questions scientifiques, et dans les choses purement religieuses, les Anglais traitaient généralement les missionnaires avec justice, et s'ils favorisaient davantage la propagande protestante, ils n’entravaient pas l'apostolat catholique.
Les missionnaires avaient donc une de ces situations moyennes qui ne laissent pas une extrême liberté au mal, mais qui sont assez peu favorables au bien, c’est une sorte de calme plat, le navire ne recule pas, mais il n'avance guère et le pilote se demande avec inquiétude si la tempête où un vent propice le fera sortir de cette immobilité.
fasse