‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 176 sur 248 · Vie de M. JR, Rabeuu, p · texte numérisé non relu

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En 1796, il passa à Londres, et pendant une année, sagna péniblement sa vie par un travail manuel; il fut ensuite nommé aumônier des Fran “us réfugiés à Winchester.

Ayant eu l'occasion d'entrer en relations avec MM. Mary et Chaumont, il sentit en son âme le désir de se consacrer aux Missions-Étrar gères, Dans les prisons de Laval, il avait sans doute rêvé le martyre, puisque le martyre lui manquait en Europe, il irait le chercher aux extrémités du monde: il fut exaucé, Il évangélisait Siam depuis dix ans, lorsqu'en 1809 il partit de Bangkok pour conduire quelques élèves à Pinang, et fit escale à l'ile Jongselang, qui possédait une petite chrétienté. La nuit même de son arrivée, les Birmans envahirent l'ile, mirent le siège devant la ville qu'ils prirent et incendiérent. Epouvantés de ce désastre, les chrétiens s'enfuirent, emmenant avec eux M. Rabeau; par hasard ils tombèrent au milieu d'une ronde de Birmans qui se précipitèrent sur eux l'épée nue et la lance au poing. Le missionnaire s'avan a au-devant des ennemis, et tenant de la main droite un crucifix et de la main gauche une image de la Sainte Vierge, il leur dit : «Je suis un prêtre du Dieu vivant, je n'ai jamais fait de mal à personne. » Les Birmans s'arrêtérent, déposèrent leurs armes, et en signe de protection, ils étendirent leurs mains sur la tête du prêtre et sur celle de ses chrétiens. Le commandant de la flotte birmane était un Français, Jean Bartel, Sur ces plages lointsines, un compatriote était un ami: l'aventurier traita le missionnaire avec honneur et lui proposa de le conduire à Pinang : c'était une bonne fortune que M. Rabeau se hâta d'accepter. En route, une révolte survint à bord, les matelots saisirent le apitaine pour le jeter à la

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