Arch, M.É., vol, 42, p
plus s’en occuper, sauf pour nommer, le 17 mai 1809. 1 M. Alary supérieur du Séminaire à la place de M, Bil- « hère qui venait de mourir. C'était la première fois que ( le supérieur du Séminaire était nommé par le pouvoir: civil, outrepassant ses droits dans cette affaire comme ( dans beaucoup d'autres. Jusqu'à ce jour, le fait ne s'es l pas reproduit, { V « « Cette mesure n'annonçait pas cependant des disposi- £ tions hostiles, et les directeurs se croyaient assurés de I quelque tranquillité, quand, brusque comme un coup é de foudre, arriva un décret daté de Schœnbrunn du $ 26 septembre 1809, qui déclarait dissoute la Société | des Missions-Étrangères 1 : « Nous révoquons tous décrets par nous précédemment rendus, portant établissement ou confirmation de congrégation de prêtres séculiers qui, sous le titre de prêtres des Missions- Ét angères, seraient chargés des Missions hors de Frence, et du 4 germinal an XUT, portant rétablissement | des Missions connues sous les dénominations des Missions-Étrangères et de Séminaire du Saint-Esprit, ainsi | que tous autres décrets rendus par suite et en exécution | de ceux ci-dessus énoncés, » |
Comment la Société, réduite à quelques pauvres prètres âgés, avait-elle encouru la colère du tout-puissant empereur? Napoléon, à l'apogée de sa gloire, avai commencé la guerre contre l'Église : il avait fait enlever de Rome et enfermer à Savone le Souverain Pontife Pie VII; le pasteur frappé, il dispersa le troupeau. A Rome, les Congrégations religieuses furent dissoutes: et l'on vit les routes de l'État pontifical se couvrir de