‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 182 sur 248 · Arch. ME, vol. 41, p. 237: 31 décembre · texte numérisé non relu

Arch. ME, vol. 41, p. 237: 31 décembre

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Père, et que ce soit pour moi le premier présent de la terre à l’ouverture de cette année !

«J'ai appris avee douleur votre maladie, et moninquiétude n'a cessé que lorsqu'on m'a assuré de votre rétablissement. Je vous conjure, je ne dis pas de vous soi-

gner, mais de souffrir que l'on vous soigne. Votre âge vous en fait une obligation, et je n'ai pas besoin de ‘a ppeler à M. Paris! que c'est son principal devoir: je suis convaincu que c’est sa grande occupation. IL doit ne pas souffrir que vous couchiez sans quelqu'un près de vous. [me semble qu'il vous faut des déjeuners chauds et le chocolat vous devient nécessaire, Ne songez pas à vous, cher Père, pensez aux autres, Je n'ose dire, à moi, quoique mes liens semblent réclamer cette grâce, Memento vinctorun. Hé bien donc, à ce titre, j'exige que vous redoubliez de complaisance, pour souffrir qu'on s'occupe de votre conservation. Je suppose que vous ne vous exposerez pas à aller dire la messe aux Récollettes. Elles vous aiment trop sans doute pour le souffrir.

«Conservez-vous un peu pour moi, mais non pas pour moi seul.

«Vous trouverez bon, mon tendre père, que je vous parle un peu de moi; vous l'exigeriez même. Je vous dirai done que, grâce à Dieu, je me trouve bien; je ne désire point un autre sort, et mon seul vœu est le parfait accomplissement de la volonté de Dieu. Mon état présent réveille ma foi, me porte au recueillement, me facilite d'utiles retours sur ma vie passée, et surtout sur ma gestion, Je me dis : tu es en retraite, médite. Je me considère done comme l'administrateur infidèle, que le père de famille à justement destitué de son emploi. Je suis épouvanté du compte qu'il me faudra rendre, Quand Je ne serais coupable que d'avoir enfoui ou dissipé le

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