Arch, M.-Ë., vol
» D. 907, Lettre du 3 septembre 1
So 97,
MM. Chevalier et Gravé font le catéchisme chaque se-
maine le mercredi et le vendredi, et chaque jour l’examen de conscience, le chapelet, la prière du soir. Les résultats de cette piété ne tardent pas à se faire sentir :
«Cela à mis ane grande paix dans le navire, écriventils‘, et a arrêté quantité de petits désordres qui règnent ordinairement parmi les matelots, Onn'entend plus, grâce à Dieu, aucun jurement, ni querelle, ni mauvaise parole: les fêtes et dimanches, on les voit lire des livres de piété après avoir jeté dans la mer tous les mauvais ; ils ont beaucoup d'estime pour nous, en sorte qu'ils viennent nous recevoir pour la prière, qui se fait sur le gaillard, et ensuite nous rendent beaucoup de respect. On y voit un grand changement par la fréquentation qu'ils font des Sacrements, plusieurs y viennent les fêtes et dimanches et quelquefois les jours ouvriers. »
Les fêtes de l'Église étaient parfois célébrées avec solennité.
in 1671, le Vendredi saint, M. Vachet prêcha la Passion et fit l’adoration de la Croix; le jour de Pâques, tous les officiers et les hommes du bord accomplirent leurs devoirs religieux : il y eut deux messes basses, une messe solennelle, vêpres, complies, sermon et salut du Saint-Sacrement,
La Fête-Dieu n'eut pas moins d'éclat 2 :
« La veille, on chanta les vêpres, et le soir on fit une exhortation pour exciterun chacun à faire ses dévotions en ce grand jour, ce qui fut pratiqué par une bonne partie. Le matin, un des prêtres dit une messe basse, à la pointe du jour, dans laquelle il consacra une hostie qui demeura exposée dans un ciboire bien fermé et bien arrêté jusqu’à dix heures, temps auquel nous fimes la procession