Arch. M.-Ë., vol. 135, p. 106. Lettre du 20 Janvier
ne chaque se- [ue jour l’exadu soir. Les faire sentir :
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autour du tillae, où tout l'équipage assista, excepté ceux qui étaient commandés pour saluer le Très Saint Sacrement, lorsqu'il serait passé. En effet quand nous fûmes à la dunette, où l’on avait préparé un autel très propre, on lâcha cinq pièces de canons, qu' furent suivies de toute la mousqueterie qui était en charge, lorsque nous passâmes sur le pont. Après que nous \ eûmes chanté un motet du Saint Sacrement, nous nous en relournâmes aa lieu d'où nous étions partis, chantant les hymnes de louanges de ce Srand Dieu qui, par une bonté infinie, a bien voulu S'abaisser à ce sacrement, afin de converser plus familièrement avec les hommes, La bénédiction fut donnée, et ensuite l’on célébra la grand’ messe où le prêtre consomma l'hostie qui avait ét5 consacrée le matin; l'après-midi se fit à l'ordinaire, vêpres, complies et prédication sur le sujet de la fête qui fut aussi prêché le dimanche dans l'Octave. »
Il est évident que ce ministère ne pouvait s'exercer, avec autant de fruit et de liberté, que sur des navires commandés par des officiers très chrétiens, ou tout au mins très respecueux du prêtre: c'est la réflexion de M. Gravé 1:
«Nous avons les dernières obligations à MM. les officiers du navire, surtout à M. du Chené, apilaine, qui a eu Un soin tout particulier de nous et qui vous salne tous ; il serait à souhaiter que tous les missionnaires qui viendron. «près nous, pussent trouver des officiers si vertueux, si zélés et si gens de bien comme ceux dont le mérite vous est déjà connu: ils pourraient ainsi faire beaucoup de bien. » Le souhait de Gravé ne se réalise pas toujours, en particulier pour M. Doussain : Tous les officier: de son navire sont voltairiens, ils se moquent de la religion, du Pape, et vont même Jusqu'à