‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 200 sur 248 · Arch. M.-E., vol. 137, p. 522. Lettre du 8 juillet · texte numérisé non relu

Arch. M.-E., vol. 137, p. 522. Lettre du 8 juillet

tiple men P:

indi, habi Gi

ils s

leur nier com bien batti exen les n »€ quai prét viral ques pens voul Pc nièr aprè ciété A:

rout Pa et te coup vif le ces & s'estlard ou n

OCIÉTÉ

Ha nquaient pas

tiples, elles peuvent se résumer en une, indépendamment de la question religieuse proprement dite. MANN Par suite de leurs relations quotidiennes avec les MALE

nand et de Cauna handernagor! :

utes les politesses

le et le logement indigènes, les missionnaires ent sur le pays et sur les | É ; . , à SALUE de ï l| [an nvenait pas, vu le habitants des données nombreuses et justes. [ALLER

Grâce à cette connaissance des choses et des hommes, Il Rils sont donc une force, ils le sont bien plus encore par ML leur influence sur les catholiques qu'ils gouvernent ; rl nier cette force est nier l'évidence, ne pas l’employer, commettre une maladresse, etla combattre, qu’on veuille bien me pardonner ce mot, qui est très juste, la combattre est une trahison, un crime de lèse-patrie. Un exemple récent est frappant, et il est demeuré dans toutes

Chandernagor., ct

même temps de * gêner, et d'être ious acceptions le nd, d'autant plus vait fait cette offre 6. M. Dupleix lui nquer de rien, et

, ® À hi i nécessaire, qu’il W les mémoires. nl ’aul Bert appréciait déjà l’utilité des missionnaires ji um nous les plus aul Bert appréciait déjà l'utilité des missionnaires, al es livres tant que quand il prononçaït cette parole souvent mal inter- [U | prétée : « Je me servirai des missionnaires et ne les ser- [EE . ‘1 A1 OT * à ic n re Aa0N0 « nd ct "3 {Il | Dupleix montre À ‘rai pas. » Il les apprécia das antage encore après quel | ers apostoliques, Î ques mois de séjour au Tonkin, et il alla même jusqu'à es lettres ou des Æ penser qu'il serait bon de servir ceux dont il n'avait ‘Annam, équipe voulu Ne 8e ACER + .

dans leurs mis- Pondichéry et quelquefois Malacca étaient les dernières étapes avant d'arriver à la procure de Canton, et pa les plus dévoués 2P'ès 1732, à celle de Macao, d où les prètres de la So- pl Orient, les plus se in dans AE de nt [je a Avant de les suivre dans la dernière partie de leur a influence, furent : ee : : l [fi faites route, il est bon d'examiner leur état d’âme. ; as changé. et il Partis depuis de longs mois, ayant affronté combats [he 1s change, € . - : - rte: ux qui, pendant et tempêtes, visité des pays nombreux, rencontré beau- Eu” y} LL , ‘ + à . . ARMES Don salté Glen coup de prêtres ou de religieux, ils ont pu saisir sur le [LES Lente sont mul vif les principaux côtés de l’apostolat. Quelle impression fr ces spectacles ont-ils produite sur eux”? Leur résolution jure s'est-elle affermie? A-t-elle chancelé? L'enthousiasme, |

del 1739.

ou maintenus ?

’ Q » + ‘ ,» . TE . 41 f El l'ardeur qui présidèrent au départ se sont-ils affaiblis (ER

Nous pourrions, sur ce sujet, citer des cent lettres, toutes puisées dans les archives des Missions- Étrangères, et à peine deux ou trois laisseraient Voir des traces de découragement ou de r 8ret momentané. À tous les voyageurs pour le Christ, on pourait appliquer le mot du poète latin que Brantôme traduisait ainsi : « Ceux qui vont outre-mer muent bien d’ Mais non pas d'âme ni de volonté. »

Nous nous contenterons d'en prendre une, écrite par un homme qui portait un grand nom de France M. de

Lionne, et adressée à un Jésuite illustre, le P, Bourd loue :

aines de

air,

« Pour venir au succès de mon voyage, je vous dirai qu'il me semble que Dieu à pris un soin tout particulier de n’assurer de ma vocation. Vous connaissez mieux que Personne mon inconstance naturelle, et d’ailleurs. vous avez pu craindre que je n’eusse pas une santé assez robuste pour les fatigues qui accompagnent cette vocation, c'était, sans doute, ce qui pouvait davantage en faire douter, et ce sont particulisrement ces deux choses qui me persuadent puissamment et qui m'assurent, ce me semble, entièrement de ma vocation; car d'un côté, non seulement je ne me repens point de ce que j'ai fait

non ) seulement je n’en ai ressenti aucune peine, mais ]

à première idée de m’en repentir ne m'est pas encore un en esprit, même par un seul mouvement indélibéré, et au lieu de tout cela, J'ai une tranquillité, une paix et un repos d'esprit admirables. En vérité, il n'arrive gucre qu'un esprit ardent, inquiet et inconstant, comme vous Savez que je suis naturellement, se trouve dans ces dispositions pendant tout le cours d'une année, sans qu'il soit secouru d’une grande grâce, et dès que la grâce entretient un homme dans l'estime et dans l'amour d'une vocation; c'est, ce me “cmble, une marque infaillible qu'elle vient de Dieu. Ce qui me confirme encore dans

)CIÉTÉ

DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES 171 Fi

des centaines de ves des Missions.

laisseraient Voir gret momentané. h pourait applintôme traduisait uent bien d'air.

cette pensée, c’est que je n'ai, en aucune manière, une ferveur de dévotion sensible qui me donne ces senti- | ments, car on ne peut pas être dans une plus grande aridité, ou peut-être même dans une plus grande lacheté que je le suis. Ge n’est point non plus l'espérance de convertir un grand nombre d'infidèles qui me soutient dans: ces sentiments, car il me semble que quand je ne serais jamais trouvé bon à rien pour cet emploi, je ne laisserais pas de me piaire dans mon état, et quand je serais restreint dans le soin de ma propre perfection, à laquelle j'ai beaucoup plus de facilité à travailler, éloigné de mes proches et de mon pays, cela ne m'empêcherait pas de me trouver bien heureux; Dieu me fasse la grâce d'être aussi fidèle à m’avancer dans la vertu qu'il me donne de facilité pour le faire. »

une, écrite par le France M. de re, le P. Bourda.

ge, Je vous dirai tout particulier aissez mieux que d’ailleurs, vous e Santé assez roit cette vocation, antage en faire deux choses qui assurent, ce me e d’un côté, non ue J'ai fait, non ne, mais la preis encore venue t indélibéré, ef , une paix et un n'arrive guère nt, comme vous e dans ces disinée, sans qu'il ue la grâce enl'amour d’une ‘que infaillible 1e encore dans

Le voyage s'achevait enfin ; après l'Océan Indien et la mer de Chine, les missionnaires arrivaient à la petite cité de Macao. Ils ne descendaient pas à terre comme à Madagascar, à Bourbon ou à Pondichéry, au grand jour et en toute liberté; ils étaient aux portes de la Chine, presque sous les yeux des mandarins, qui épiaient les vaisseaux européens; ils étaient sous l'autorité des Portugais, rarementsympathiquesauxFrançais, ettremblantsdevant le vice-roi de Canton,qui d’ailleurs ne manquait jamais l'occasion de se plaindre d’eux, les accusant de favoriser l'entrée dans le Céleste-Empire des prédicateurs de l'Évangile, et les menaçant, s'ils continuaient, de les chasser de leur colonie.

Les missionnaires étaient donc obligés à de nom- [ik breuses précautions. Ils devaient quitter le costume ecclésiastique et revêtir des vêtements laïques; la transformation provoquait plus d'un sourire.

€ M. Grillet ! voulut descendre l'avant-midi, afin de se rendre à la procure et d'avertir le Procureur qui tardait à venir, écrit M. Cavé, Voici comment il s'y prit pour né pas être reconnu : étant revêtu de son habit et de son chapeau à la francaise, il y ajouta, avec sa queue-de-rat, une épée au côté: il avait l'air d'un gentilhomme comme J'ai l'air d'un Coupeur de bourses, il descendit avec cet attirail, accompagné d'un officier; rendu à terre, il joua si bien son rôle que plusieurs personnes, l'a yant vu marcher dans les rues, prirent plaisir à le considérer. « Cet homme, dirent-elles, parait bien gauche, c’est sûrement quelque nouveau débarqué qui n'est Pas accoutumé de porter l'épée. Cet homme n'a pas l'air d’un officier, une épée au côté, des boucles de fer aux souliers, cela ne s'accorde &uère. [ls ne se doutèrent Pas cependant que c'était un nouveau missionnaire, »

M. Lepavec ne se déguisa guère mieux, d'après le portrait fait par lui-même? :

€ Voilà le bonhomme Pavec tout à coup transformé en Monsieur : nos matelots en riaient, et l’un d'eux, plus sincère que les autres, me dit tout bas que j'avais l'air d'un maltôtier, il pouvait bien le dire tout haut ; effectivement, je me suis regardé dans mon miroir, et J'avais un peu plus l'air d'un monsieur que d’un moulin à vent, mais c'était bien le tout. »

Macao est situé dans une presqu'ile de la baie de Canton, à 120 kilomètres sud-ouest de cette dernière ville. Cette presqu'ile fut donnée au Portugal en 1580 par l'empereur Chi-tsung, reconnaissant du service que les Portugais lui avaient rendu, en le délivrant d'un redoutable chef de pirates.

Jusqu'à la fondation de Hong-Kong, Macao fut l'en-

!, Arch. M.-É,, vol, 138, p. 876. Lettre du 19 décembre 1788. 2. Arch. M.-É., vol. 138, p. 872,

À eæ

sel de Mis Ï Étr, urà SIOI pou var Mac colo visi vale pou Le Mac:

idi, afin de se

ir qui tardait s'y prit pour abit et de son queue-de-rat, mme comme ndit avec cet re, il joua si t vu marcher «Cet homme, ient quelque ié de porter 7, une épée ne s'accorde

ie c'était un

d'après le

unsformé en d'eux, plus j'avais l'air haut ; effecr, et j'avais alin à vent,

la baie de te dernière al en 1580 du service ivrant d'un

o fut l’en-

trepôt unique entre la Chine et le reste du monde, Que de rêves on fonda alors sur ce point infiniment petit, converti en phare des mers de Chine, appelant à lui les navires qui venaient du bout du monde, déchargeant ct emmagasinant leurs cargaisons puis les relancant, comme les rayons divergents d'un loyer de lumière vers de lointains parages, avec les produits encore si recherchés de l'empire du Milieu.

Bien plus qu'un phare commercial, Macao était un phare apostolique, d'où rayonnait, vers l'Extrème-Orieat palen, la lumière de l'Évangile, c'est de cette ville que partaient la plupart des missionnaires our pénétrer en Indo-Chine ou en Chine.

Chaque congrégation de missionnaires était représentée à Macao par un procureur. intermédiaire obligé de l'Europe et des Pays évangélisés et même des Missions entre elles.

En 1732, nous l'avons raconté, la Société des Missions- Étrangères y établit son procureur.

Les Portugais le tolérèrent souvent d'assez mauvaise s“râce, et ne furent guère plus aimables pour les missionnaires, Les précautions que ceux-ci devaient prendre pour descendre à terre, ils devaient les continuer pendant leur séjour, dans des conditions dont la rigueur variait, selon les rapports du vice-roi de Canton avec Macao, et les dispositions du Souverneur de la petite colonie. Tantôt ils pouvaient reprendre la soutane, visiter la ville, être recus par les autorités: tantôt ils devaientse confiner à la procure, où on les faisait passer pour des officiers francais ou des négociants malades.

Le plus difficile n'était cependant pas d'entrer à Macao ni d'y vivre, c'était d’en sortir.

CI faut, comme l'écrit M. de Verthamon ! à M. de la

Page 1