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Mémoires de M. Vachet, p

476 HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ « Ce soir, en me promenant sur le vaisseau, raconte Levavasseur!, j'ai été jusqu'à la porte de notre capitaine qui est sorti pour me faire les urbanités chinoises. On m'a donc apporté du thé que j'ai accepté sur-le-champ, sans penser à faire semblant de refuser, et dont j’ai bu avec le capitaine. Ensuite est venu le bétel que je n'ai pas accepté, craignant de n’en pouvoir venir à mon honneur. Enfin, on nous à donné à chacun une pipe que nous avons fumée assis et tenant conversation par signes, ne pouvant nous entendre autrement, après quoi, j'ai pris congé de lui.

«A son tour, M. notre capitaine étant venu nous voir, nous lui avons présenté du thé suivant la coutume chinoise, ensuite, nous l'avons traité à l'européenne en lui présentant du biscuit, des oranges tapées, des caramboles et du vin rouge. Généralement, les Chinois s’embarrassent peu des oranges tapées comme étant de chez eux, mais ils aiment les caramboles qui sont rares pour eux, et ne veulent guère que goûter le vin, craignant qu'il ne leur monte à la tête. Cette sobriété sur le vin nous à mis au large, car sans cela nous courrions risque d'être affrontés, n'en ayant plus qu'une demi-bouteille. »

On connait l'habitude qu'ont les Chinois d'offrir de nombreux sacrifices; naturellement, ils en font sur mer comnie sur terre.

« Un Chinois, faisant les fonctions de bonze, à paru sur le pont, pour invoquer le ciel et la terre, lisons-nous dans le journal de deux missionnaires en date de 17672, il avait une soutane à peu près comme celle de nos prêtres chinois, une espèce d’étole comme nos diacres, un bonnet bleu et rouge, brodé en or, avec une ceinture

1, Arch. M. É, vol. 138, p. 559. Lettre de 1767. 2. Arch. M.Æ,, vol. 438, p. 559,

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à battu des cymbales et, tantôt un Chinois faisait des prostrations vers la terre, tandis que le bonze le regardait, tantôt le bonze lui-même faisait des r'évérences et jouait du bâton, le tout a fini par brûler du papier. Les Chinois riaient eux-mêmes de cérémonies, mais pour nous

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Un tel spectacle était plus

‘apable de nous tirer des larmes, étant alors précisément devant Sancian, et pour ainsi parler, à ] beau de saint F ‘ançois Xavier, »

Voici une autre cérémonie qui est très fréquente ! :

« Vers le coucher du soleil, nous avons vu tout en rumeur sur notre bord et allumer beaucoup de lanternes, c'est qu'on se préparait à faire un sacrifice pour les Chinois morts en mer. Cette cérémonie consiste à mettre à l’eau une espèce de petit bateau en bambou. de paniers remplis d'habits chinois faits de papier : on met en outre sur ce bateau du riz et de la viande, le tout est offert d'abord au Poussah, et ensuite jeté avec du papier enflammé qui réduit tout en € pendant, on bat fortement les cymbales, le bonze fait ses révérences, et aprés plusieurs autres idol achève par une espèce de litanie, »

Tout à une fin, même les voyages, e semaines de navigation. les côtes basses et Mmarécaseuses de la Cochinchine äpparaissent à moitié perdues sous les flots du Mékor & mêlés aux vagues de l'Océan: an cri de joie s'échappe du cœur des voyageurs,

«€ Dès que le Jour à paru, nous aVOns apercu sur notre droite les côtes de la Cochinchine, que nous avons longées pendant toute celte journée, Ainsi. par la grâce de Dieu, nous ne mourrons pas sans du moins vu notre terre promise, C'est

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