‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 208 sur 248 · Du diocèse de Besançon, parti en · texte numérisé non relu

Du diocèse de Besançon, parti en

parti en 1820, mort Vicaire apostolique de la

démembrement du royaume. Jamais le roi ne fut plus mal inspiré que le jour où, malgré les représentations de ses meilleurs amis, il s'obstina à faire un pareil choix. Gia-long avait régné vingt-trois ans comme prétendant plus ou moins heureux, et dix-huit ans, comme ‘roi paisible et reconnu de tout lAnnam. Malgré ses fautes et son hostilité sourde contre le catholicisme, il fut un des plus grands souverains de l'Indo-Chine, et les éloges que les historiens lui ont décernés ne semblent pas dépasser la mesure de ses qualités.

Dans son testament, il recommandait à son fils ces deux points principaux :

1° D'entretenir toujours une garde de cinquante hommes auprès du mausolée de Mgr d'Adran ;

20 De ne persécuter aucune des trois principales religions établies dans le royaume : la religion de Confucius, la religion de Phat (le bouddhisme) et la religion du Seigneur du ciel (le christianisme). « Ces trois religions, disait le roi, sont également bonnes et les persécutions occasionnent toujours des troubles dans l'État, attirent des calamités publiques, et souvent font perdre la couronne aux rois. »

Mgr Labartette ne tarda pas à se coucher à son tour dans la tombe. Voulant sonder les sentiments du nouveau roi. il s'était rendu à Hué, dans le courant du mois de juillet 1822, pour lui offrir des présents et demander une adience, à l’occasion de l'anniversaire de la naissance de ce prince. Minh-mang accepta les présents, mais refusa l'audience, etle prélat put facilement prévoir les mauvaises dispositions du souverain, qui. du reste, n'étaient plus un secret pour personne. Accablé de préoccupations douloureuses, l'évêque se disposait à administrer la confirmation aux chrétiens de la capitale et des environs, lorsqu'il tomba malade. fl mourut le 6 août, après avoir reçu tous les secours que

oine fut plus présentations ire un pareil s comme préft ans, comme 1. Malgré ses catholicisme, ndo-Chine, et [nés ne semtés.

à son fils ces

nquante homrincipales reliion de Confuet la religion Ces trois reli- + et les persées dans l'Etat, nt font perdre

her à son tour ents du noule courant du présents et denniversaire de ‘cepta les préput facilement ouverain, qui.

‘rsonne. Accivêque se disx chrétiens de ba malade. Il es SECOUPS que

DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES 495 la sainte iglise réserve combats de la vie.

« Ses funé ailles 1, sans avoir leluxe r

de l’évêque d'Adran, son prédécesseur, se firent solen— nellement, au milieu des pleurs et des Ssanglots des chrétiens, qui semblaient mener le deuil de l'Église même de Cochinchine. En effet, l'avenir était bien sombre, à cette heure ; on sentait la Persécution dans 1

faire tête à l'orage, il n'y avait que trois jeunes mission naires, encore inconnus de }: plupart des fidèles, igno- ‘ant eux-mêmes la langue et Les usages du pays. Jamais Peut-être depuis sa fondation, la mission n'avait paru si près de sa ruine, » On comptait en Cochinchine 3 prètres européens, 18 prêtres indigènes, 16 Couvents de religieuses Amantes de la Croix, et environ 60,000 chrétiens.

La mission de Siam ne S'était jam relevée, depuis la défaite des Français et les troubles qui l'avaient suivie ; à peine avait-elle eu prisunr vie que l'invasion birmane l'avait éc asée de nouveau. Le roi de Siam ne Protégeait ni les missionnair chrétiens, il n'encourageait en rien leur religieuse, mais il était envers eux doux, juste et parfois bienveillant, Les Principaux postes étaient Bangkok, Mergui, Pulo-Pinang. I Y avaitun Vicaire apostolique, Mgr Florens?, à la tête de 7 prêtres indigènes et de 3,000 chrétiens ; l'évêque était si Pauvre et si charitable que, en 1820, lorsque le Séminaire lui ENVOYa un missionnaire, ML. Pécot3 il venait de vendre ses mouchoirs et ses pour faire l'aumône. I] 6

à ses enfants Pour les derniers

oyal de celles

air, et pour

ais complètement egain de

es ni les Propagande

ses chemitait bien le digne successeur

l. La Cochinch. relig., t

2. Mgr Esprit Florens, de l'ancien diocèse de Cav Caire apostolique du Su-tchuen, parti en 1788, de Siam en 1830.

Page 1