‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 209 sur 248 · Du diocèse d'Angers · texte numérisé non relu

Du diocèse d'Angers

&illon, frère du Vimort Vicaire apostolique

parti en 1820, mort à Pinang en 1893,

de Mgr Brigot, qui, sur la route de l'exil, avait vendu son anneau pastoral pour secourir ses compagnons d'infortune.

La mission des Indes avait une partie de son territoire soumis à l'Angleterre, et l’autre à la France, depuis le traité de 1816, qui avait divisé le territoire français de la facon la plus bizarre. Partout, même aux portes de la ville de Pondichéry, des enclaves de sol britannique sont découpées dans le district francais, de manière à donner aux Anglais les positions élevées propres à l'établissement de batteries; ici la route appartient à l'Angleterre, tandis que les fossés sont sous la juridiction française; plus loin un étang dépend de Madras, tandis que les terres irriguées ressortent de Pondichéry. Cette double administration obligeait les missionnaires à la plus grande prudence, et c'était avec grande raison que M. Dubois, Île plus zélé et le plus savant des missionnaires du Maïssour, écrivait à l'évêque, à propos des difficultés particulières du gouverneur avec ses administrés 1:

« Votre Grandeur a agi avec sa prudence ordinaire en refusant d'apposer sa signature aux accusations portées contre M. le gouverneur. Ne nous immisçons jamais dans les affaires publiques. Et nous, surtout, ministres de paix, de pardon et de charité, dont le premier devoir est de voiler les fautes, n’allons pas jeter la première pierre.

« Quelque répréhensible que soit la conduite du gouverneur, ne vous mêlez de ces affaires que dans le secret, et lorsqu'il s'adressera à vous pour la confession. Par les services rendus à la mission, vous lui devez une reconnaissance qui vous défend de vous joindre à ses accusateurs. Quant à moi, je croirais trahir mes devoirs et

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