Association de prières, p
indult était accompagné d'une lettre écrite par le cardinal Litta au nom de la Propagande.
« C’est avec une vive satisfaction, disait-il le 14 février 18181 que je vous envoie les grâces apostoliquesannexées à la présente, comme un puissant motif qui excitera de plus en plus les fidèles à entrer dans l'association proposée, afin de gagner les indulgences accordées à ceux des associés, qui seront fidèles aux statuts et aux règles à V élablir d’après le modèle ci-joint, et qui réciteront avec dévotion les prières qui y sont contenues. Il ne me reste qu à louer beaucoup dans le Seigneur le zèle dont vous êtes animés pour la propagation de la foi, et à supplier instamment ce même Dieu de couronner vos saintes entreprises des plus heureux succès. »
Cetteiassoctation était évidemment un progrès sur celle de 1780, dont elle s'était inspirée. Elle prescrivait les mêmes prières à réciter par chaque particulier, et de plus elle ordonnait l'inscription et la réunion des associés, les messes pour les défunts: elle était louée par la Propagande et approuvée par le Pape.
Elle gagna peu à peu des adeptes: les nouveaux missionnaires qui en avaient compris la grande utilité, s'efforçaient de l'établir même pendant leur traversée, dans les ports de relâche; c'est ainsi qu'en juillet 1818. Mer Pérocheau en jeta les fondements à l'ile Maurice, dans la paroisse de Saint-Louis du Port-Louis. Le curé, M. Charlot, se mit à la tête de l'œuvre, et le 15 août suivant, il comptait 21 associés parmi lesquels nous relevons les noms du colonel Lindsay, du chevalier Warren, de l'avoué Déroulède, Ce dernier écrivait aux directeurs du Séminaire le 19 octobre 1819 2 :
« Déjà cette pieuse association a produit les meilleurs