‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 214 sur 248 · Arch. M.-E., vol. 183, p · texte numérisé non relu

Arch. M.-E., vol. 183, p

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effets dans notre colonie. AP nelles de l'association , Chacun se dispose à s'approcher des sacrements, on S'y exhorte même mutuellement, et une réunion d’une trentaine de serviteurs de Jésus-Christ, rangés au pied de la Sainte-Table, offre un spectacle bien propre à l'édification du public, salutaire contre le r'espect humain qui retient tant de personnes.

«Une de nos associées est décédée, L célébrer un service pour le

approche des fêtes solen-

‘association a fait repos de son âme. Quels secours ne doivent pas espérer les membres que Dieu retirera de ce monde, de tant de prières qui sont offertes au Tout-Puissant à leur intention. »

Les associés avaient le zèle des âmes et le désir d'étendre l’œuvre. Dans un de ses voyages de Maurice en France, M. Déroulède relàcha à Saint-Denis de la Réunion, et laissa une copie des règles de l'association à "ne personne pieuse, qui sloupa autour d'elle un certain nombre d'excellents chrétiens.

En mème temps, M. Langlois publiait des nouvelles des Missions auxquelles il joignait les règles de l’assolation que l’on essayait de fonder, En 1818, il commenca l'impression d'un ouvr: ge en huit volumes, qu'il termina en 1823. Cet ouvrage porte le titre général de : Nouvelles Lettres édifiantes des Missions de la Chine et des Indes orientales ; il renferme des iettres de missionnaires de 1767 à 1820 ; les faits les plus importants et les plus intéressants de l'histoire des missions du Su-tehuen, du Tonkin, de Cochinchine, de Siam et de Pondichéry y sont racontés avec beaucoup de détails. Plusieurs de ces lettres avaient déjà été publiées successivement à Paris en 1785, 1787 et 1789, à Liège en 1794, à Londres en 1797, à Rome en italien en 1806, à Lyon en 1808. Un grand nombre d’autres et de très intéressantes y furent ajoutées. Toutes sont réunies sous le nom de la Mission d'où elles viennent, et sont placées par ordre chronologique. C'est

une véritable mine de renseignements écrits par des auteurs ou des témoins dont la véracité ne peut être suspectée. Elles seront consultées avec fruit par tous ceux qui voudront étudier la vie des Missions, se rendre compte, avec les faits sous les yeux, des difficultés des conversions, des causes des persécutions, de la valeur des chrétiens, du courage des martyrs, en un mot de toutes les questions générales et particulières qui intéressent l’'évangélisation.

En 1819, le Séminaire publia un nouvel exposé de l'état des Missions confiées à la Société, il appuyait beaucoup sur l'association de prières qu’il fondait, et sur le don d'un ou de deux sous chaque semaine.

« Dans toutes les parties de la France, à écrit M. Langlois'qui prit une part active à la diffusion de cette œuvre, beaucoup de bons catholiques s'empressèrent d'entrer dans l'association, qu'on venait de leur faire connaitre, et de se mettre en devoir de gagner les indulgences, qui y étaient attachées.

« Non contents de travailler à attirer, par leurs prières et leurs bonnes œuvres, la protection de Dieu pour le succès de la religion, beaucoup de chrétiens charitables voulurent concourir aux progrès de la Foi par des aumones destinées à secourir les ouvriers évangéliques, qui allaient porter la bonne nouvelle aux peuples idolàtres.

« Dans plusieurs villes de France, Lyon, Nancy, Metz, le Havre, Rennes, Bitche, etc., il se forma des sociétés du genre de celles qui étaient établies en Angleterre par les ministres protestants, et dans lesquelles chaque menbre s'engageait à donner un sou par semaine.

« Toutes ces sociétés agissaient isolément et n'avaient aucune organisation régulière. »

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