‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 223 sur 248 · LUE · texte numérisé non relu

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Ilenvoya par tout le royaume des commissaires pour faire le catalogue des églises, prendre note de leur longueur, de leur largeur et du nombre de pièces de bois qui entraient dans leur construction; ainsi au premier signal on pouvait venir les enlever pour en faire des magasins à fourrage, des greniers à riz, des pagodes, etc.

Cependant, le Tonkin était resté calme, les missionnaires avaient repris leurs travaux au grand jour, et M. Journoud! écrivait de Ke-so « qu'il avait toute liberté d'action et ses chrétiens également. »

« Nous allons à l'administration comme s'il n'v avait rien à craindre, disait M. Jeantet dans une lettre à M. Langlois, nous payons de notre personne et l'on ne pense plus à l'ordonnance du roi. »

La faveur dont avait joui l’évêque d'Adran faisait encore planer son ombre protectrice sur la tête des ouvriers apostoliques ; et de plus il y avait des mandarins chrétiens dont les païens n'osaient braver la colère, ou avec lesquels ils étaient liés d'amitié.

De leur côté, les captifs de Hué prenaient autant de liberté que les gardes leur en laissaient. N'osant guère aller chez les fidèles que les soldats auraient dénoncés, ils se dédommageaient en expliquant la religion aux païens. Le roi leur envoyait-il un livre ou une inscription à traduire, ils en profitaient pour mettre l'entretien sur Dieu, sur l'âme et sur les principales vérités du christianisme. Lorsqu'ils sortaient en ville et que les gens du peuple, avides de voir des Européens, s’'empressaient autour d'eux, ils ne parlaient que de religion. « IL est vrai, dit l’un d'eux, qu'on ne nous

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