Mgr Pigneau de Behaine
À peine MM. Taberd, Gagelin et le ils quitté Hué, que le
P. Odorico avaientroi eut besoin d’un interprète pour traduire une lettre d’un naturaliste f M. Diard. H s'adressa à un indig
‘An Çais,
ène qui avait eu des
‘apports assez fréquents avec les Européens et se vantait de connaitre notre langue.
succomba à l'épreuve, e ne comprenait rien
On songea à envoyer la lettre à Tourane, où se trouvait alors un négociant bordelais, M. Borel, lorsque l'ignorant interprète, par haine où pour se tirer d'un Mauvais pas, dit aux mandarins
‘Qu'est-il besoin d'aller à Tourane ? N'avez-vous pas ici tout près, au collège? le Thây Ninh (nom annamite de M. Jaccard). Ne peut-il pas vous traduire votre lettre Sans tant de dérangements? »
Sur-le-champ, on donna ordre d'amener le missionnaire à Hué, et on l'y retint dans une demi-captivité, au service du roi. [l obtint néanmoins, au commencement, la permission d'habiter une chrétienté voisine de la capitale et refusa toute espèce de t ‘aitement, ainsi que le titre de mandarin. pour bien montrer qu'il était à la cour contre son gré. Le roile traita d'abord avec égards et convenance et l'employa à faire des traductions,
Ce prince se préparant à célébrer le quarantième anniversaire de sa naissance, Jaccard profita habilement de la circonstance et demanda l'autorisation d'ordonner aux chrétiens des prières publiques pour Sa Majesté.
« Puisque les chrétiens veulent prier pour nous, r6pondit le roi, nous le leur permettons, Toutes les religions de ce royaume font des Yœux pour nous; pourquoi les chrétiens n'en feraient-ils pas aussi ? »
Le philologue annamite t fut obligé de confesser qu'il
cou
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d'un interiste français, avait eu des setse vantait 1e annamite nfesser qu'il
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VEZ-VOUS pas mn annamite votre lettre
le missionni-captivité, 1 commen nté voisine ment, ainsi qu'il était à avec égards ctions, tième annilement de d'ordonner Majesté.
‘nous, rées les relious ; pour--
Heureux de cette 1 culte catholique, Jac des offices solennels.
L'effet de cette Manifestation fut e tiens se Pressèrent en foule à rurent par curiosité darins supérieurs
‘eCOnnaissance quasi officielle du card célébra pendant huit jours,
xXcellent; les chrél'église ; les Païens y accou- * et parmi eux, on y
it plusieurs man- * UN neveu du roie
{Sa sœur ainée. Les SOUVerneurs des provinces, APPrenant que le culte catholique s’exercait publiquement aux portes de ] se montrèrent moins hostiles aux fidèles. | naires profitèrent de cet instant de t leurs paroisses: ils avaient rai les derniers jours de paix et de de Cochinchine.
Un incident fort ordinaire en Extrème-Orient fut le signal de la persécution,
Le village païen de Co-] cherchait depuis longtemps à s'emparer des te village chrétien de Duong-son, où résidait M. Jaccard. Au mois de septembre 1830, pendant que les fidèles Duong-son labouraient leurs rizières, le lao les insultérent en les acc propriétés,
L'affaire fut portée païens ne craignire
à Capitale, :€S Missiontêve pour visiter son de se hâter, C'étaient liberté accordés à l'église
ao, en Haute-Cochinchine,
rres du
de Shabitants de Cousant d’empiéter sur leurs au tribunal du sous-préfet, et les nt pas d'y impliquer le par un de ces faux témoignagessi fréquents en Annam, ls affirmèrent qu'il était venu à la tête pour piller leurs Maisons.
Cette accusation donna à 1 Coup plus grave, le
missionnaire :
des chrétiens
à Cause une portée be Juge envoya des huissie le Maitre de religion, qui se contenta de Jour du combat des deux villages, Jaitr du soir à traduire des lett qui les ont portées save
aurs chercher répondre : « Le avaiilé du matin es pour Sa Majesté : ]
es pages nt que
Je n'ai pas eu un seul ai pu me mettre à la tête des
instant de repos: ainsi Je n°
habitants de Duong-son. » Les satellites n'eurent qu'à répéter à leur mandarin !es paroles du grand interprète?
Le juge connaissait assez ses compatriotes et les missionnaires pour être convaineu de l'innocence de l’accusé, mais il redoutait les accusateurs ; il essaya de sortir d’embarras en passant l'affaire à un mandarin supérieur, qui la refusa et obligea M. Jaccard à se présenter devant le sous-préfet.
L'apôtre avait à ce moment gardé quelques illusions sur l'équité de ses juges et sur la bienveillance de Minhmang, il comptait sur la condamnation des païens.
« Pendant mon séjour chez l'Ong Huyên, écrivait-il?, j'ai été visité par un certain nombre de mandarins, tandis que d'autres faisaient leur possible pour, obtenir justice en ma faveur. L'affaire n'est pas encore finie, mais il est impossible qu'avec les preuves que j'ai données et les contradictions flagrantes qu'avance le village païen, les chefs ne recoivent pas au moins quatre-vingts coups de bâton. Je me propose, lors de mon jugement, de demander leur grâce, pour leur prouver qu'un chrétien sait rendre le bien pour le mal. »
Cependant les païens changèrent de tactique. On à raconté depuis que ce fut à l'instigation d'un mandarin très au courant des intimes désirs de Minh-mang; la chose n'aurait rien d'étonnant, comme la suite du récit le prouvera: au lieu de poursuivre leur accusation de vol et de pillage, les chefs de Co-lao accusèrent donc le prêtre d'enseigner une religion fausse et condamnée par les lois, et les chrétiens de ne connaitre ni règles ni bienséances.
Au jour fixé, M. Jaccard se présenta au tribunal du mandarin. Fidèles et infidèles, réunis dans la salle, se
4. Titre œue les Annamites donnaient à M. Jaccard. 9, Arch. M.-E, Lettres de M. Jaccard.
TÉ
, n'eurent qu'à nd interprètet.
otes et les misocence de l’ac- : il essaya de , un mandarin ceard à se pré-
elques illusions lance de Minhles païens.
ên, écrivait-il?, nandarins, tane pour, obtenir encore finie, es que j'ai donvance le village is quatre-vingts mon jugement, ver qu'un chré-
tactique. On à d'un mandarin Minh-mang: la la suite du récit r accusation de usèrent donc le e et condamnée naître ni règles
au tribunal du dans la salle, se
rd.
essaient avec des senti a avec des sentiments bien divers pour en endre la ré : : rc A gra du maitre de laquelle dépendait croyaient-ils, la victoi ds À "7 loire ou la défaite. Après i rayéie . Après avoir écouté e S age ment les paroles de ses adversaires, Jac cards nc ‘cl: s 4 Te ar se leva, aborda les chefs d'accusation et fit une lai doirie en règle. de bo Sr — RES par demander une explication catégori que des reproches j aisai ie I des reproches quon faisait aux chrétiens de ne connaitre ni règles ni bienséances | Les païens n'avaie su l AIS avaient pas prévu l'apostrophe; ils man x aie , = — à . , n É W “ é nt ae preuve, ce qui est le côté faible de beaucoup de leurs plaintes: ils ne ré ile, de leurs plaintes; ils ne répondirent pas. Ce silence équivalant à l'aveu de leurs mensonges fournit j 3 = F L ; . . : ® - L arme au missionnaire, il retourna contre ses adver ses € à
une ee pt accusations, en s'appuyant sur ne notoires. Il fit ensuite observer au iuge scott ques supportaient, sans exception, A cs ue bliques, et qu'on ne les avait Jamais surpris au nn .s des perturbateurs de la paix du royaume. - Quant aux griefs tirés de la religion, il observa «
sur ce point l'accusation renfermait Lo hi di haine que de connaissance des lois. Après AR exposé des principaux articles du dogme et de la Le ; évangéliques, afin de rendre hommage à ms divin Auteur, en les mettant en parallèle avec les enseig . ments de la doctrine bouddhique, il prouva re princes les plus vertueux avaient jusqu'alors ns " religion de Jésus-Christ. «Le dernier roi, dont la iris ser longtemps en vénération, l'illustre Giaslor g. n'avait-il pas autorisé la reconstruction des églises . versées par les rebelles? Bien plus, sous are ce glorieux monarque, pleine liberté avait été accot lée à l'exercice du culte atholique. I est vrai qi dis Minh-mang à été sollicité, par quelques mandarins de prendre des mesures de rigueur contre les éhrétions
mais Sa Majesté, plus sage ec plus juste que ses courtisans, n'a pas porté le décret qu'ils lui demandaient.
« Enfin, ajoutait-il, en 1826, lorsque les Maitres européens furent mandés à la cour, l'ordonnance royale ne portait aucune prohibition contre leur religion, elle disait seulement que le souveraia désirait avoir près de lui des interprètes des langues occidentales. »
Ce dernier raisonnement était très habile et révélait manifestement la mauvaise foi et l'ardeur ignorante des païens; par malheur, il se basait bien plus sur le texte des décrets de Minh-mang que sur ses dispositions réelles. Quoi qu'il en soit, le juge, peu habitué à entendre des logiciens de la force du missionnaire, fut très frappé de la vigueur et de la clarté de son argumentation, et il avoua que le Maitre avait raison, qu'aucune loi d'État n'interdisait la profession du christianisme
« Vous pensiez, dit-il aux païens, que cet homme étant étranger et d’une figure extraordinaire, c'était un sot qui en passerait par où vous voudriez! Voyez maintenanf ce qu'ilen est; je vous avais dit, au commencement, de né pas lui chercher querelle. »
Les accusateurs étaient atterrés, les chrétiens dans l'allégresse et les indifférents disaient en comparant leurs juges avec le missionnaire : « Quel bon mandarin ferait cet Européen. » Cependant la partie était loin d'être gagnée; car de civile, la cause était devenue absolument religieuse, et ne pouvait plus être jugée par un simple sous-préfet, elle fut donc déférée aux magistrats de la capitale.
L'attitude du missionnaire fut aussi résolue devant eux qu'elle l'avait été devant le sous-préfet.
M. Jaccard était d’ailleurs véritablement trempé pour la lutte. Né le 6 septembre 1799 à Onnion, en Savoie, de pieux parents que le souffle de la Révolution n'avait pas touchés, il avait commencé ses études au collège de
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Mélan, dont la fondation, avons-nous raconté, avait été aidée par un directeur du Séminaire des Missions-Étrangères, M. Boiret, I Sy fit remarquer par une grande persévérance dans le travail et Par un caractère vigoureux. Î[l partit en 1823 pour la Cochinchine où il devait noblement représenter l'apostolat dans ce qu'il à de plus beau et de plus chevaleresque : l'héroïsme dans la souffrance, Dès les premiers interrogatoires qu'il eut à subir, il montra toute son énergie, Questionné s'il avait prêché la religion au village de Duong-son, il répondit :
— Etant venu en Cochinchine pour enseigner la religion, je l'ai prêchée, je la prèche, et Je la précherai Jusqu'à ce qu'il ne me soit plus possible de le faire. et à tous ceux qui ont voulu et voudront m'ente
— Avez-vous des livres et sion ?
ndre, autres articles de reli-
— Étant Maitre de religion, que je manque de ces objets.
— Il faudr:
il n'est guère à supposer
iles livrer, pour qu'ils soient examinés.
— Le roi sait que je suis dans ses États, pour y prêcher la religion, de plus il me fait l'honneur de m'em— ployer à son service: s'il lui plait de confisquer tout ce qui m'appartient, on verra. Mais, quant aux effets de religion, on me coupera plutôt la tête, que de me décider à les livrer pour être profanés ; et si vous y touchez,
Je trouverai le moyen d'adresser mes plaintes à Sa Ma- Jesté.
Dans ce dialogue rapide et animé, qui recommenca plusieurs, fois M. Jaccard ne faiblit pas; souvent il eut à combattre la perfidie de ses juges, qui négligeaient d'enregistrer ses réponses ou les Mmodifiaient à leur guise, Les chrétiens furent également interrogés sur leur foi, beaucoup plus que sur leur attitude vis-à-vis des habitants de Co-lao,
La sentence fut enfin portée ; elle fut inique, le pre-
mier chef du village de Duong-son était condamné à mort, le second à la déportation perpétuelle au Cambodge, et tous les habitants, hommes et femmes, à l'exil en Moyenne-Cochinchine.
On ajoutait que M. Jaccard méritait également une condamnation sévère, mais que sa qualité d’étranger au service du roi ne permettait pas aux mandarins de le frapper selon ses crimes, et l'on priait Sa Majesté de choisir elle-même sa punition. Cette sentence ne satisfit pas Minh-mang, car elle lui laissait. la responsabilité du châtiment à infliger au missionnaire, et il trou vait encore prématuré de l’endosser.
Remis entre les mains des onze ou douze mandarins qui composaient le baut tribunal des causes criminelles, le jugement fut deux fois remanié et deux fois refusé par le prince. Comprenant enfin la secrète pensée de leur maitre, les mandarins rendirent un troisième arrêt par lequel ils condamnaient à mort avec sursis, M. Jaccard et le premier chef de la chrétienté, et les autres accusés chrétiens à des peines diverses. Cette fois Minh-mang ratifia la sentence. Puis, satisfait d'avoir porté ce premier coup et préparé ainsi l'opinion publique, il voulut se montrer modéré, il déclara avec une pompeuse hypocrisie vouloir faire grâce de la vie au prêtre européen, et il le condamna simplement à servir comme soldat dans ses armées.
Cette commutation de peine était accompagnée d'une note insultante. « Le roi, y était-il dit, s'est déterminé à cet acte de clémence, parce que le maitre étran ger n'est qu'un barbare, ignorant les lois du pay et venu en Annam uniquement pour gagner sa vie, en trompant le peuple par la prédication d'une religion fausse. »
M. Jaccard fut alors forcé de venir résider à Hué, où sa situation, pendant quelques mois, ne fut pasautrement
pré
condamné à Ile au Cammes, à l'exil
alement une 6 d’étranger \andarins de a Majesté de nce ne satisresponsabie, et il trou
e mandarins criminelles, is refusé par de leur maile arrèt par . M. Jaccard tres accusés Minbh-mang orté ce preue, il voulut \peuse hypoeuropéen, et soldat dans
ccompagnée . s'est déter-jaitre étran is du pay
er sa vie, el ane religion
er à Hué, où asautrement
changée, le roi l'employant, comme par Île passé, à des traductions. Dans le courant de septembre, Minh-mang lui ayant demandé l'explication de plusieurs gravures représentant des sujets tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament, le pieux confesseur saisit avec empressement l’occasion de lui faire connaître les principaux points de la docirine catholique : l'existence de Dieu, l'immortalité de l'âme, les peines et les récompenses de la vie future : et il lui fit remettre l'abrégé de l'Ecriture Sainte à l'usage des païens qui veulent s'instruire de la religion.
Le souverain se montra fort'offusqué de cette audace : après avoir fait copier le livre, il le renvoya aux grands mandarins du conseil, ceux-ci appelèrent le missionnaire, firent brûler le livre en sa présence et lui ordonnérent de jeter au feu tous les livres de religion qu'il conservait encore. Jaccard refusa d’obéir: sommé quelques jours plus tard de détruire tous les objets religieux restés en sa possession, il refusa également. Le mandarin insista vivement; son dernier mot est typique, il peint d’un trait sûr et vif le caractère annamite, à moins hélas ! que ce ne soit le caractère des hommes en général.
— Âu moins si vous avez encore chez vous quelque objet suspect, faites-le disparaitre, Vous ne craignez “en, c'est fort bien: mais Moi, je crains beaucoup; si le tribunal trouve chez vous quelque effet de religion, c'est sur moi que retombera la faute.
Ainsi finit l'interrogatoire
hi Dans les provinces, des escarmouches avaient lieu,
présageant la grande bataille.
En 1831 et en 1832, des ordres furent dounés de sur-
és
veiler les chrétiens que les satellites ne se génèrent plus pour molester,
Les prôtres indigènes se montrèrent braves, On a gardé le souvenir d'un remarquable acte de sang-froid du P, Duvyêt.
En 1831, le vendredi saint. ce prêtre célébrait l'office divin au milieu d'une assemblée réunie à la hâte, lorsqu'un mandarin vint envelopper l'église avec ses troupes. Un soldat, le sabre à la main. se précipite dans le sanctuaire, se place sur le marchepied de l'autel, et mettant la pointe de son arme sur le cou du célébrant, il lui crie : — Si tu bouges, je te coupe la tête!
À cette menace, le prêtre, sans changer d'attitude. tourne légèrement la tête du côté du satellite, le regarde d'un air indifférent, et continue l'office avec calme et recueillement,
Après avoir lu la Passion, il descend de l'autel pour adorer et faire adorer la croix ; le soldat le suit et ne le quitte pas un instant, tandis que le mandarin, resté au bas de l'église, fait préparer la cangue qu'il destine à l'intrépide Duyêt,
De pareils actes étaient bien faits pour encourager les chrétiens à la lutte, et récompensaient largement la Société des Missions-Étrar gères de ses sacrifices en faveur du clergé indigène.
Cependant, poursuivant toujours ses desseins, Minhmang se fit adresser, par ses principaux mandarins, une requête en forme contre le christianisme. ct y répondi! par un édit daté du 6 janvier 1833.
Répétant les calomnies vicilles de dix-huit cents ans. il accusa les prêtres de séduire les femmes et d'arracher les yeux aux malades, traita les chrétiens d'honmes ignorants, stupides, incapables de discerner entre ce qui convient et ce qui ne convient pas, et il conclut par ces injonctions :
CIÊTÉ ‘se gênèérent plus
raves, On a garde sang-froid du
célébrait l'office * à la hâte, lorsse avec ses trourécipite dans le 1 de l'autel, et ou du célébrant.
la tôte!
nger d'attitude, elite, le regarde ‘avec calme et
| de l’autel pour t le suit et ne le idarin, resté au qu'il destine à
‘encourager les t largement l:4
S sacrifices en
lesseins, Minhnandarins, une . Cf Y répondit
auit cents ans.
nes et d'arrarétiens d'honliscerner entre s, et il conclut
« En conséquence, nous ordonnons à tous ceux qui suivent cette religion. depuis le mandarin Jusqu'au dernier du peuple, de l'abandonner sincèrement, s'ils reconnaissent et redoutent notre puissance, Nous v les mandarins examinent avec soin si les ch
se trouvent su: leur te
oulons que rétiens qui rritoire se préparent à obéir à nos ordres, et qu'ils les contraignent de fouler. présence, la croix aux pieds ; après quoi, ils leur feront grâce pour cette fois. Pour les maisons du culte et les habitations des prêtres, ils devront veiller soient entièrement rasée
en leur
à ce qu'elles s, et dorénavant, si quelqu'un de nos sujets est reconnu coupable de professer
ces coutumes abominables, il sera puni avec ]
a dernière risueur, afin de détruire dans sa racine la religion perverse,
« Ceci est notre volonté. Exécutez.ln.
Cet édit ne contenait qu'une partie de la pensée du Souverain, qui ajouta contre les missionnaires un article secret où se dévoile sa ruse entière qu'il eut sur des principes de parfois mieux employés.
« I est bon d'agir en cette affaire
avec prudence, selon la maxime qui ditt: «Si tu veux détruire une mau-
vaise coutume, détruis-la avec ordre et patience: » et cette autre : « Si tu veux extirper la race des méchants, prends la cognée et frappe à la racine. » Suivons done le conseil des s: ses, pour réussir certainement dans une affaire si importante.
soin d'étayer gesse humaine, heureusement
€ Ainsi nous ordonnons à tous les gouverneurs de province et à tous nos mandarins supérieurs :
« 1° De s'occuper à instruire sérieusement leurs infé-