‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 232 sur 248 · Du diocèse de Carcassonne, parti en · texte numérisé non relu

Du diocèse de Carcassonne, parti en

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ses prêtres, publiées dans les Annales de ln Propagation de la Foi: cette grande ardeur lui avait plu, elle en avait bien auguré pour l'avenir, et dès avant les nobles combats de Gagelin et de archand, elle avait Proposé de nouvelles missions à la Société. En 1825, elle l'avait priée d'accepter la Guyane et peu après Cayenne.

La Société n'avait osé, elle se sentait déjà très chargée par ses Vicariats en Extrême-Orient.

ën 1827, le 4° Septembre, la Corée lui fut offerte. Cette mission la teniait davantage, car elle était dans le rayon de celles qu'elle possédait déjà; la derande de la Propagande d'ailleurs était plus pressante: mais elle rencontrait cependant quelques difficultés. Les missions nouvelles exigent immédiatement un personneld'évéquectde prêtres ainsiqu'une allocation particulière : la prudence ne faisait-elle pas à la Société un devoir d'écarter ce nouveau fardeau.

La réponse des directeurs du Séminaire à la Propagande porte visiblement la trace de leurs hésitations: elle se termine néanmoins par une déclaration d'obéissange absolue. Ils sont prêts à se charger de la mission de Corée, après avoir, aux termes du règlement, consulté les Vicaires apostoliques, et obtenu leur assentiment, à moins que le Saint-Siège n'en ordonne autrement.

La Sacrée Congrégation, dans une lettre du 17 novembre de la même année, loua le zèle et la prudence des directeurs, leur témoigna la joie qu'elle éprouvait de ce qu'aucun obstacle insurmontable ne s'opposait à son projet, et pour en faciliter l'exécution, elle s’offrit à supporter les premières dépenses. Les directeurs du Séminaire écrivirent donc dans les diverses missions pour faire connaitre le dési,: 2: la Sacrée Congrégation. Dans le cours des deux années suivantes, arrivèrent les réponses de la plupart des Vicaires apostoliques et des

missionnaires. Ces dignes ouvriers de l'Évangile semblaient oublier un instant la pénurie de leurs propres églises, pour ne songer qu'à cette pauvre communauté chrétienne plus infortunée encore, et consentaient avec Joie à la proposition du Saint-Siège. Toutes les difficultés cependant n'étaient pas levées. Il restait à choisirles missionnaires capables de faire réussir une telle entreprise, à leur assurer pour l'avenir des ressources suffisantes, et surtout à trouver une voie pour les faire pénétrer en Corée. C'était là le point le plus difficile.

Avant de transmettre à la Sacrée Congrégation une acceptation définitive, les directeurs du Séminaire des Missions-Étrangères, encore indécis, écrivirent de nouveau dans les missions, pour demander de plus amples renseignements, et les choses menaçaient de traîner en longueur, lorsque la courageuse initiative de M. Bruguière vint en solution.

Dès 1827, pendant le séjour qu'il avait fait à Macao, avant de se rendre à Siam, Br guière avait conçu le désir et peut-être l'espoir d'aller évangéliser la Corée. Dans une de ses lettres, il manifeste une sorte de pressentiment inconscient de l'avenir.

« Le procureur de la Propagande que j'ai vu à Macao, dit-il, m'a parlé de la Corée. Il désirerait que quelque prétre français, plein de zèle et de cou age, se dévouat à une si sainte entreprise. L'ecclésiastique, qui aura cette Vocation, peut être assuré qu'il aura le bonheur de souffrir beaucoup pour la gloire de Dieu : il opérera bien des conversions; et en peu d'années, il obtiendra la couronne du martyre. Plusieurs fois J'ai désiré d'aller au secours de ces peuples; mais ne faut-il pas rester au poste qui m'a été confié? et l’abandonner pour aller ailleurs, ne serait-ce pas montrer de l'inconstance? Ce-

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